L'UE acte le principe du contrat de compétitivité entre les Etats

Les dirigeants européens, réunis à Bruxelles jeudi et vendredi, ont acté dans la nuit le principe des contrats de compétitivité et de croissance entre les États et les institutions de l'Union européenne. Une réunion positive pour le président français, François Hollande, même si les 27 ont du revoir leurs ambitions à la baisse sur l'approfondissement de leur union économique et monétaire.

(Yves Herman Reuters)

Les discussions reprennent à 10h vendredi matin. Les 27 sont
réunis depuis jeudi à Bruxelles pour discuter de l'avenir de l'Union Européenne
et des moyens d'avancer vers une plus grande intégration budgétaire et
économique.

Jeudi, un premier pas important vers l'union bancaire a été
franchie avec un accord pour la supervision des banques de la zone euro. Dans
la nuit, le principe de contrats de compétitivité et de croissance entre les
Etats et les institutions de l'Union européenne a été acté.

Contrats de compétitivité

L'objectif de ces contrats est d'améliorer la coordination des politiques
économiques et "conjuguer les efforts " des pays de l'UE en faveur de
la compétitivité, de la croissance et de l'emploi.

Leurs modalités seront précisées
en juin par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ainsi que celles
de "mécanismes de solidarité " visant à appuyer financièrement leur exécution.

"Nous parlons d'un soutien lié à des améliorations de compétitivité.
Nous parlons d'un budget très limité, pas un nombre de milliards à trois
chiffres, plutôt 10, 15 ou 20 milliards d'euros
", a pris soin de préciser la
chancelière allemande Angela Merkel.

Horizon 2014

Selon François Hollande, l'appui financier pourrait être financé
par les fonds structurels européens, des prêts ou le produit de la future taxe
sur les transactions financières.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a
assuré qu'il y avait un "consensus général " sur ce dispositif.

Le rapport du président du Conseil européen a servi de base aux
discussions. Mais Herman Van Rompuy en fait un sujet pour l'après-2014,
ce à
quoi s'est rallié le président de la République française.

François Hollande qui s'est dit "satisfait " de terminer
l'année sur une note positive.