Précarité : la difficulté des étudiants au quotidien

Le mouvement suscité par l'immolation d'un jeune à Lyon (Rhône) se voulait une dénonciation de la précarité. Pour beaucoup d'étudiants, il est parfois compliqué de survivre.

C'est une précarité vécue au quotidien. Sans aide de ses parents, une fois son loyer payé, il ne lui reste plus grand-chose. "Quand tu ne touches que la bourse et que derrière tu n'as pas les parents, c'est assez difficile. Cette année, j'ai trouvé un contrat étudiant, j'essaye de faire avec", explique Kandoua Gonty, étudiante en gestion de la protection sociale. Depuis deux ans, elle se rend dans cette épicerie solidaire réservée aux étudiants et jeunes travailleurs, car les produits y sont 7 à 8 fois moins chers.

Travailler pour payer ses études

Mais pour certains, impossible de concilier travail et étude. "Étudier vraiment à partir d'un certain niveau d'étude, ça devient compliqué en travail. Et plus on monte dans le niveau d'étude, plus la charge de travail est compliquée", révèle Yann Gémin, étudiant en informatique de 23 ans. Pour voir financer son année scolaire, il a dû sacrifier une année en travaillant. 20 % des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté en France avec moins de 987 euros par mois, 46 % déclarent avoir un emploi.

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Un graffiti dénonçant la précarité étudiante, le 12 novembre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique).
Un graffiti dénonçant la précarité étudiante, le 12 novembre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique). (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)