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PEL, PEA : le manque à gagner compensé par des économies ?

Selon le patron du groupe PS au Sénat, le manque à gagner dû au recul du gouvernement sera compensé par des économies dans les ministères.

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France Télévisions
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Le patron du groupe PS au Sénat, François Rebsamen, le 16 mai 2013 à Paris. (PIERRE VERDY / AFP)

Après la reculade du gouvernement sur la taxation des produits d'épargne, la question se pose : où trouver les millions d'euros qui n'entreront pas dans les caisses de l'Etat ? Le patron des sénateurs socialistes, François Rebsamen, interrogé dimanche 27 octobre sur Radio J, semble détenir la réponse.

Le manque à gagner entraîné par le renoncement du gouvernement à taxer plus fortement les PEL, PEA ainsi que l'épargne salariale sera compensé "par des économies", selon lui. Et ce "au niveau de tous les ministères, sauf ceux qui sont protégés, à savoir, la Justice, l'Intérieur et l'Education nationale", précise le sénateur-maire de Dijon.

La souplesse fiscale, "un art de gouverner"

Conséquence : "Cette année, c'est 15 milliards d'économies que le gouvernement a promis, eh bien, il y aura 15 milliards 600 millions d'euros." En réalité, François Rebsamen commet une erreur, car cette mesure, qui devait effectivement rapporter 600 millions d'euros, en rapportera tout de même 400 millions.

Pour François Rebsamen, les atermoiements fiscaux du gouvernement ne sont pas des "reculades" mais une marque de "souplesse" conçue comme "un art de gouverner". Selon lui, "le président de la République cherche l'apaisement" ce qui suppose "de comprendre les Français quand ils ne veulent pas quelque chose".

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