L'Assemblée vote un budget 2020 encore en hausse pour la police et la gendarmerie

La mission "sécurité" va disposer en 2020 de 13,8 milliards d'euros de crédits, une augmentation "de 525 millions", a souligné le ministre de l'Intérieur.

Christophe Castaner (à droite) à l\'Assemblée nationale, mardi 5 novembre 2019.
Christophe Castaner (à droite) à l'Assemblée nationale, mardi 5 novembre 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

Plus de moyens pour les forces de l'ordre. L'Assemblée nationale a voté mardi 5 novembre au soir un budget 2020 à nouveau en hausse pour la police et la gendarmerie, "première priorité du gouvernement" selon Christophe Castaner. L'opposition a pour sa part dénoncé un soutien "insuffisant" pour des gardiens de la paix en "plein malaise".

La mission "sécurité", telle qu'elle est intitulée dans le budget, va disposer en 2020 de 13,8 milliards d'euros de crédits, une augmentation "de 525 millions", a souligné le ministre de l'Intérieur, revendiquant en 2020 la création de "1 400 emplois net" dans la police nationale et "490 postes équivalent temps plein" pour la gendarmerie. Ces postes font partie du "plan de recrutement sur cinq ans de 7 500 policiers et 2 500 gendarmes" au total, a rappelé le rapporteur Romain Grau (LREM).

"Plus de policiers mais moins de moyens"

Voté à 55 voix contre 26, ce budget a été soutenu par la majorité, ainsi que par l'UDI-Agir. LR, communistes, insoumis ou PS ont voté contre. Pour Eric Diard (LR), ce budget n'est "pas à la hauteur (...). "L'uniforme ne protège plus, il expose. Comment accepter cette explosion des violences à l'égard de ceux qui nous protègent ?"

Chez les socialistes, George Pau-Langevin a regretté qu'il y ait "plus de policiers mais moins de moyens", pendant que le communiste Stéphane Peu insistait sur "le grand malaise dans ces professions et le nombre record de suicides". Ugo Bernalicis (LFI) a aussi critiqué la suppression de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj).