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Jean-Luc Mélenchon présente le Front national comme "le parti de la capitulation"

Grand spécialiste des "petites phrases", Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, n'a pas déçu, mercredi 1er février, estimant notamment que le Front national était "le parti de la capitulation" sur la question européenne.
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Jean-Luc Mélenchon tient meeting à Besançon, le 24 janvier 2012. (AFP - Citizenside.com)

Grand spécialiste des "petites phrases", Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, n'a pas déçu, mercredi 1er février, estimant notamment que le Front national était "le parti de la capitulation" sur la question européenne.

Le Front de Gauche, son leader en tête, poursuit et amplifie sa mobilisation contre le Front national.

Après une sortie à la Michel Audiard dans les "Tontons flingueurs", mercredi 1er février au matin sur France Inter, Jean-Luc Mélenchon a poursuivi ses critiques dans la journée en expliquant que Marine Le Pen "propose, devant la difficulté, de se sauver".

"C'est une trouillarde"

"Sur l'Europe, c'est une trouillarde. C'est le parti de la capitulation, ce parti !", s'est exclamé M. Mélenchon, lors de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP. "Madame Le Pen propose devant la difficulté de se sauver", a-t-il poursuivi.

"Moi je dis que nous sommes la France, un grand pays, nous ne sommes pas la cinquième roue du carrosse. Et quand nous, les Français, nous disons : 'ça suffit ce système de la banque centrale européenne', il faut bien qu'on comprenne une chose, c'est qu'on ne fait pas l'Europe sans nous".

Dégonfler la baudruche Le Pen !

Ce n'est pas la première fois, que le Front de gauche s'en prend au parti frontiste. Ce n'est pas non plus une surprise, ses partisans ont prévenu, ils veulent "dégonfler la baudruche Le Pen !". Et s'organisent pour y parvenir.

Un programme de réunions publiques et de formation débutera, vendredi 3 février, avec une soirée-débat à l'Usine, QG de campagne du Front de Gauche. Y participeront notamment le secrétaire national du Parti de gauche (PG), Alexis Corbière, le délégué national du Parti communiste (PCF), Alain Hayot, et le responsable du pôle argumentaire de la campagne de M. Mélenchon, Laurent Maffeïs.

Objectifs : répliquer aux dernières interventions du FN et populariser une série d'arguments présentés sur plusieurs supports : des tracts tirés à 8,5 millions d'exemplaires, des livres - celui de Laurent Maffeïs : "Les 5 mensonges du FN - Réplique à Marine Le Pen" et celui d'Alexis Corbière "Le Parti de l'étrangère - Marine Le Pen contre l'histoire républicaine de la France" -, sans oublier l'argumentaire en 8 pages du PCF.

Réaction de Marine Le Pen

Interrogée sur cette opération de tractage, Mme Le Pen a ironisé. "Ils ont de l'argent au Front de gauche", déclare-t-elle, ajoutant que "M. Mélenchon trépigne parce que les ouvriers se détournent de lui".

"Je ne vais pas combattre le Front de gauche. Mes deux adversaires sont Nicolas Sarkozy et François Hollande", conclut-elle.

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