Précarité étudiante : les annonces de Frédérique Vidal "sont intéressantes, mais largement insuffisantes", déplore la Fage

Orlane François, la présidente du syndicat étudiant, a réagi sur franceinfo aux annonces de la ministre de l'Enseignement supérieur. 

Orlande François, la présidente de la Fage, était l\'invitée de franceinfo mardi 12 novembre. 
Orlande François, la présidente de la Fage, était l'invitée de franceinfo mardi 12 novembre.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Pour faire face à la précarité étudiante, la ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé mardi 18 novembre la création d'un numéro d'appel qui favoriserait l'accès aux aides d'urgence mais a exclu de revaloriser les bourses comme le demandent les syndicats. "Ce sont des mesures intéressantes, mais qui sont largement insuffisantes par rapport à la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui", a réagi mardi sur franceinfo Orlane François, la présidente de la Fage, un syndicat étudiant. Ces annonces interviennent après l'immolation par le feu d'un étudiant à Lyon vendredi 8 novembre. 

"Il faudra aller plus loin"

"Il y a une nécessité d'investir financièrement et de manière massive dans les aides sociales sinon on ne pourra pas sortir de la situation dans laquelle on se trouve. Je le rappelle : 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté", précise Orlane François. Pour calmer la colère des étudiants, "il faudra aller un peu plus loin."

La ministre a exclu une augmentation des bourses, mais Orlane François "réitère la revendication d'augmenter les aides sociales étudiantes". Selon la ministre, il reste un peu plus de 15 millions d'euros d'aides d'urgence pour les étudiants qui ne sont pas utilisés. "Qu'il reste de l'argent dans les caisses à la fin de l'année c'est quelque chose qui est courant et ce n'est pas que chez les étudiants. Je crois qu'il faut surtout investir dans la manière dont les ressources humaines sont mises à disposition. Les associations ont un rôle d'accompagnement, mais ne doivent pas combler un manque du service public. Il faut qu'il y ait des moyens qui soient entrepris de manière pérenne par l'Etat pour assurer un service public", a insisté Orlane François.