Cet article date de plus de quatre ans.

Les labels indépendants font leur marché à Paris

Ils s'appellent Because, Pias, Believe, tôt Ou tard ou Cinq 7 ; les labels indépendants produisent l'essentiel de la musique en France, et ils seront plusieurs dizaines à s'installer, ce samedi, à la Halle des Blancs Manteaux à Paris. L'idée : proposer des vinyles de leurs artistes, des produits exclusifs, et communiquer sur cette autre voie pour produire et vendre de la musique, à côté des majors.

Article rédigé par
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Plus de 70 labels indépendants, français et étrangers, proposeront notamment des vinyles ce samedi à la Halle des Blancs Manteaux, à Paris (THIERRY GACHON / MAXPPP)

Il y a Warner, Universal et Sony, les majors d'un côté, et de l'autre, des labels complètement indépendants qui font entendre un autre type de musique, de Zaz, signée chez Play On, à Dominique A chez Cinq 7, en passant par le succès de Christine and the Queens chez Because. Cette année en France, il y a eu un moment important : lors des Victoires de la Musique, le label tôt Ou tard a remporté les deux principaux trophées : artiste masculin avec Vianney, et féminine avec Yael Naïm.

Pour la première fois, d'ailleurs, un Prix des Indés est organisé en France ; il se tiendra le 11 octobre prochain à la Cigale, à Paris. Dans le monde, la place des labels indépendants est tout sauf négligeable, notamment dans le rock ; Nirvana était chez Sub Pop, Rough Trade a accompagné les Clash ou les Smiths quand Domino signait il y a plus de dix ans les jeunes Arctic Monkeys. Sans oublier XL qui a touché le pactole grâce à une voix, Adele, symbole de l'indépendance mais aussi des difficultés de ce marché, car l'Anglaise vient de signer chez Sony avec un énorme chèque à la clé.

Face à cela, en France notamment les indépendants ont décidé de s'unir. La SPPF, la Société des Producteurs de Phonogrammes en France, veille aux droits de ses adhérents depuis 30 ans. Et pour la première fois, sur une idée des Anglais vieille de cinq ans, elle invite plus de 70 labels, français et étrangers, à rencontrer leur public à la Halle des Blancs Manteaux, ce samedi à Paris.

Aujourd'hui, les indépendants représentent 80 % de la production française, mais seulement 30 % de la diffusion

Emmanuel de Buretel

À l'origine de cette première française, il y a Emmanuel de Buretel. Le patron de Because Music, et président de la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) a importé l'Independent Label Market - pour en faire le Marché des labels indépendants -, lancé en Angleterre il y a cinq ans. L'idée : présenter la diversité de la production indépendante, sur toute une journée, avec des ventes de vinyles, des concerts et des dédicaces.

Emmanuel de Buretel, patron de Because et président du SPPF, avec Ersin Leibowitch et Yann Bertrand
--'--
--'--

Le Marché des labels indépendants, samedi 1er octobre à la Halle des Blancs Manteaux (Paris). Le Prix des Indés, le 11 octobre à la Cigale (Paris).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.