Le groupe allemand Volkswagen plafonne la rémunération de ses dirigeants

Volkswagen tire les leçons du scandale du "Dieselgate" en introduisant notamment un plafond de rémunération pour ses dirigeants.

Le chef de Volkswagen Martin Winterkorn (à gauche), qui a jeté l\'éponge lors de l\'éclatement du scandale du \"Dieselgate\" en septembre 2015, avait empoché 17 millions d\'euros en 2011, un record historique pour un patron du Dax.
Le chef de Volkswagen Martin Winterkorn (à gauche), qui a jeté l'éponge lors de l'éclatement du scandale du "Dieselgate" en septembre 2015, avait empoché 17 millions d'euros en 2011, un record historique pour un patron du Dax. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Le premier groupe automobile mondial a introduit vendredi 24 février un plafond de rémunération pour ses dirigeants. A l'avenir, le patron de Volkswagen devra se satisfaire de 10 millions d'euros par an et ses collègues du directoire de 5,5 millions d'euros au maximum. "La rémunération maximale théorique baisse ainsi de jusqu'à 40% par rapport au système précédent", a indiqué Volkswagen dans un communiqué.

Cette décision est avant tout une question d'image car les finances de Volkswagen se portent bien. Le constructeur affiche cinq milliards d'euros de bénéfices malgré ses ennuis judiciaires aux Etats-Unis. Mais difficile de justifier de hauts salaires alors que le groupe applique un plan d'économie.

Entre "Dieselgate" et primes et départ mirobolantes

Dernièrement, le chèque de départ mirobolant (12 millions d'euros selon la presse) de la directrice juridique du groupe, Christine Hohmann-Dennhardt, avait relancé la discussion, sans oublier les 3 000 euros de retraite par jour de l'ex patron Martin Winterkorn. Ce dernier est encore mis en cause dans les tricheries du "Dieselgate". Cela en était trop, d’autant plus en cette année électorale et alors que Volkswagen compte un actionnariat public.

Cela dit, le plafond adopté offre de la marge si l'on regarde la rémunération de l'actuel patron du groupe (4,1 millions par an). Volkswagen a réagi mais la discussion se poursuit dans l'arène politique. La droite et la gauche veulent inciter fiscalement les entreprises à ne pas verser de salaires supérieurs à 500 000 euros par an.

Le groupe allemand Volkswagen plafonne la rémunération de ses dirigeants. Le reportage de Luc André
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