Diesel : d'autres constructeurs que Volkswagen auraient pu recourir à des logiciels "tricheurs"

Pointant de "nombreux dépassements" des seuils retenus lors de ces tests, la commission technique indépendante mise en place par Ségolène Royal après l'affaire Volkswagen ne peut pas exclure que d'autres constructeurs de voitures diesel aient recours à des logiciels "tricheurs".

Un véhicule Volkswagen, photographié à San Francisco (Californie), le 24 mars 2016. 
Un véhicule Volkswagen, photographié à San Francisco (Californie), le 24 mars 2016.  (JOSH EDELSON / AFP)

La commission technique indépendante mise en place par Ségolène Royal après l'affaire Volkswagen n'exclut pas que d'autres constructeurs de voitures diesel aient pu avoir recours à des logiciels "tricheurs", indique-t-elle, vendredi 29 juillet, dans son rapport final compilant les tests de 86 véhicules.

Pointant de "nombreux dépassements" des seuils retenus lors de ces tests, la commission affirme que certains véhicules présentent des "écarts importants" et appelle à de nouveaux tests "afin d'évaluer s'ils ne doivent pas faire l'objet d'un retrait de leur certificat d'homologation".

"La commission ne peut pas se prononcer définitivement"

Les travaux de la commission, qui se sont appuyés sur des tests effectués par l'organisme UTAC-Ceram, visaient "à faire toute la transparence sur les pratiques de l'industrie automobile et à restaurer la confiance des consommateurs", selon les mots de la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal.

Alors que Volkswagen a avoué en septembre 2015 avoir installé, sur des véhicules diesel, un logiciel destiné à tromper les tests d'homologation en réduisant temporairement les émissions polluantes, provoquant un scandale planétaire, les autres constructeurs se sont défendus d'avoir recours à ce dispositif prohibé par les réglementations européenne et américaine. 

Mais les experts de la commission française, dont les travaux ont duré huit mois, ont affirmé dans leur rapport qu'"il n'a pas été possible d'avoir accès à l'ensemble des logiciels embarqués et, donc, aucune analyse des logiciels n'a été effectuée""La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels 'tricheurs' dans les véhicules testés."