Journée sans voiture à Paris : ce qu'il faut savoir si vous avez prévu de circuler ce dimanche

Les automobilistes qui choisissent de prendre le volant sans autorisation risquent une contravention de 35 euros. 

Des cyclistes place de la Bastille à Paris lors de la Journée sans voiture, le 1er octobre 2017. 
Des cyclistes place de la Bastille à Paris lors de la Journée sans voiture, le 1er octobre 2017.  (ERIC FEFERBERG / AFP)

Pour rendre l'espace public "moins pollué", "plus agréable" et "plus apaisé", au moins pour quelques heures, la ville de Paris organise, dimanche 16 septembre, la quatrième édition de la Journée sans voiture, de 11 à 18 heures. Si vous habitez dans la capitale, ou que vous avez prévu de vous y rendre, voici ce qu'il faut savoir sur le dispositif.

Quelles zones sont concernées ?

L'ensemble de la ville de Paris, à l'exception du boulevard périphérique, est concernée par des restrictions de circulation. Dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements, seuls les transports en commun et taxis sont autorisés (à une vitesse maximale de 20 km/h). Dans tous les autres arrondissements, seuls les transports en commun, taxis et VTC peuvent circuler, à la vitesse maximale de 30 km/h.

L’avenue des Champs-Elysées est quant à elle piétonnisée de 11 heures à 18 heures. Elle sera ainsi interdite à toute circulation, de 9h à 20h, à l’exception des véhicules d’urgence.

Qui pourra tout de même circuler ?

• Les résidents parisiens. Ils pourront utiliser leur véhicule uniquement pour sortir de Paris ou pour regagner leur domicile. A ce titre, la préfecture de police recommande aux automobilistes de bien se munir de leur justificatif de domicile. Pourront aussi circuler les véhicules de déménagement ayant obtenu de la mairie une autorisation de stationnement.

• Les véhicules d’urgence et de secours (pompiers, police, Samu...) pourront circuler, ainsi que les titulaires d'une carte de stationnement pour personne handicapée. Si vous devez déposer ou aller chercher une personne âgée, handicapée ou malade, les agents de police sont invités à faire "preuve de discernement pour les cas particuliers sur présentation d'un justificatif". Le même "discernement" est prévu en cas pour les déplacements médicaux "exceptionnels", "comme les accouchements".

• Certains travailleurs. Ce sera le cas des véhicules de dépannage (plombier, serrurier, ascensoriste...) "pouvant justifier une intervention urgente""les salariés du service public qui travaillent dimanche (...) sur présentation d'un justificatif", ou encore des professionnels de soins médicaux à domicile (médecins, infirmiers...). Pas de dérogation prévue, en revanche, pour les autres travailleurs, même si vous avez des horaires décalés peu adaptés aux transports en commun. Pas de dérogation non plus pour les véhicules électriques utilisés par des particuliers.

Que risquent les contrevenants ?

Si vous choisissez de prendre le volant sans autorisation, vous risquez une contravention de deuxième classe, soit 35 euros (amende forfaitaire minorée à 22 euros et majorée à 75 euros). La préfecture de police précise qu'"un important dispositif est déployé (…) afin de contrôler les accès aux différents périmètres et secteurs concernés".