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Litre de carburant plafonné à 1,99 euro : "Un geste important" de la part de TotalEnergies, salue Gabriel Attal

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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Le prix du litre d'une partie des carburants sera plafonné à 1,99 euro jusqu'à la fin de l'année 2023 dans les stations-service Total. Une mesure saluée jeudi sur franceinfo, par le ministre des Comptes publics.

"C'est un geste important que je salue", déclare jeudi 23 février sur franceinfo le ministre délégué chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, à propos du plafonnement des carburants jusqu'à la fin de l'année dans les 3 400 stations-service TotalEnergies, à l'exception de l'Excellium diesel et du sans plomb 98. Le PDG de l'entreprise, Patrick Pouyanné, a annoncé mercredi soir que leur prix ne dépassera pas 1,99 euro.


Le coût de ce "geste", pour TotalEnergies, "dépendra de l'augmentation du coût du pétrole sur cette année", pointe le ministre. Toutefois, "si cette mesure était appliquée l'an dernier, ça aurait coûté 600 millions d'euros à Total", assure-t-il, soit "un peu plus que ce que la remise a coûté". TotalEnergies a en effet accordé des remises à la pompe de 20 puis 10 centimes d'euro dans ses stations, de septembre à décembre 2022, pour un coût total de 550 millions d'euros.

"Il faut faire des gestes pour les Français"


Le groupe pétrolier a engrangé 20,5 milliards d'euros de bénéfices en 2022 dans le monde. "Quand on fait des profits, encore plus quand on les fait dans un contexte de spéculation sur les prix de l'énergie comme c'est le cas ici, il faut faire des gestes pour les Français", estime Gabriel Attal. Il rappelle que le gouvernement "demande régulièrement aux entreprises qui le peuvent d'accompagner les Français pour leur pouvoir d'achat, en limitant au maximum les augmentations de prix".


"Je pense qu'il faut toujours aller aussi loin que possible", ajoute-t-il. Est-ce le cas, avec le plafonnement du sans plomb 95 ou du diesel dans les stations TotalEnergies ? "On verra dans les mois à venir", évacue-t-il. Pour l'instant, "saluons déjà le fait qu'il y ait un geste". Ce "geste" a été demandé par Emmanuel Macron, mardi, lors d'un déplacement au marché d'intérêt national de Rungis, dans le Val-de-Marne.

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