Le prix du pétrole n'a pas été aussi bas depuis octobre 2017

Le prix du baril de pétrole coté à Londres et à New York a lourdement chuté, vendredi, à la clôture, très affecté par les craintes d'une surabondance de l'offre de brut et d'un ralentissement de la demande.

Dans une station-service à Bailleul (Nord), le 9 octobre 2018.
Dans une station-service à Bailleul (Nord), le 9 octobre 2018. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Le prix du baril de pétrole coté à Londres et à New York n'a pas été aussi bas depuis octobre 2017. Vendredi 23 novembre, les cours du brut ont lourdement chuté, à la clôture, en raison des craintes d'une surabondance de l'offre de brut et d'un ralentissement de la demande.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier, la référence américaine du pétrole, a chuté de 4,21 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 50,42 dollars (44,50 euros), à l'issue d'une séance écourtée par les célébrations de Thanksgiving, soit une baisse de 7,7%. Sur la semaine, le cours du WTI a plongé de 10,7%, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis près de trois ans.

En europe, le Brent est passée brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars vendredi et a fini à 58,80 dollars (44,83 euros) sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 3,80 dollars.

Déséquilibre de l'offre et de la demande en 2019

L'Agence internationale de l'Energie a annoncé, la semaine dernière, que l'offre mondiale de pétrole dépasserait la demande tout au long de 2019, sur fond d'augmentation de la production alors que la consommation est menacée par le ralentissement de l'économie.

Pour rééquilibrer l'offre, qui augmente plus rapidement que la demande, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole devrait annoncer une baisse de sa production à l'issue de la réunion ministérielle prévue le 6 décembre.