Gilets jaunes : le silence assourdissant d’Emmanuel Macron

En reculant à propos de la hausse de la taxe sur les carburants, Emmanuel Macron a fragilisé aussi son Premier ministre, Édouard Philippe. Le chef de l'Etat reste cependant très silencieux.

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En décidant de supprimer la hausse de la taxe sur les carburants mercredi 5 décembre, Emmanuel Macron a reculé, reviré de bord même, explique la journaliste politique de France Télévisions, Danielle Sportiello. "En 24 heures, on est passés d’une suspension à une annulation pure et simple de la taxe, et Emmanuel Macron prend tout le monde de court, à commencer par son Premier ministre qui défendait son moratoire de six mois", explique la journaliste. Un Edouard Philippe fragilisé, voire désavoué.

Affronter la colère des Français

Le président de la République ne veut en effet pas perdre une seconde pour désamorcer la colère des Gilets jaunes avant un samedi 8 décembre qui s’annonce difficile. Un vrai succès pour les Gilets jaunes parce que cette taxe était synonyme de détonateur de leur mouvement. Mais désormais, d’autres sujets sont en jeu, comme le salaire et le pouvoir d’achat, alors qu’Emmanuel Macron est devenu leur cible. Ce dernier reste cependant inflexible sur l’ISF. Il s’est opposé à tout retour sur cet impôt. L’IFI (Impôt sur la Fortune immobilière), considéré comme un cadeau fait aux plus riches, est une mesure phare du début de son quinquennat et il l’assume.

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Emmanuel Macron au sommet du G20 à Buenos Aires en Argentine, le 1er décembre 2018. 
Emmanuel Macron au sommet du G20 à Buenos Aires en Argentine, le 1er décembre 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)