Mercredi 5 octobre, on observe des stations-service à sec ou des files d’attente sur des dizaines de mètres devant celles qui ont encore de l’essence à vendre. À Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), des automobilistes ont vu leurs espoirs de trouver du carburant douchés. "Cela fait deux jours que je cherche du gazole, surtout. Là, c’est un ras-le-bol", déplore une femme. Sur le territoire, 12% des stations ont des difficultés d’approvisionnement. Dans les Hauts-de-France, ce chiffre monte à 30%. Bidons et jerricans interdits dans le NordPrès de Lille (Nord), une station-service encore ouverte est prise d’assaut. Il y a jusqu’à une heure d’attente. Depuis le mercredi 5 octobre, il est formellement interdit de remplir des bidons et des jerricans dans le département. La pénurie de carburant touche tout particulièrement le secteur professionnel. Des enfants n’ont par exemple pas pu aller à l’école lundi 3 octobre, les bus scolaires n’ayant plus d’essence. Cette pénurie pourrait s’expliquer par une surconsommation à la pompe, due à la remise de TotalEnergies. En outre, des raffineries sont en grève.