Les départements où l'on roule le plus au diesel sont aussi ceux où l'on compte le plus de ménages non imposables

"L'Argus" a comparé, pour chaque département, le pourcentage de véhicules roulant au gazole dans le parc de véhicules particuliers, avec le taux de ménages non imposables.

Un automobiliste remplit son réservoir dans une station-service de L\'Île-d\'Yeu, en Vendée, le 14 novembre 2018.
Un automobiliste remplit son réservoir dans une station-service de L'Île-d'Yeu, en Vendée, le 14 novembre 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)

Le diesel est devenu un "signe extérieur de pauvreté". En effet, les départements où les automobilistes roulent le plus en véhicule diesel sont aussi ceux où résident le plus de ménages non imposés. Voici la conclusion d'un étude réalisée par L'Argus et publiée samedi 17 novembre, à l'occasion de la journée de mobilisation des "gilets jaunes" contre la hausse des prix des carburants

"Les plus fragiles seront les plus 'impactés' par les mesures anti-diesel"

L'Argus a comparé, pour chaque département, le pourcentage de véhicules roulant au gazole dans le parc de véhicules particuliers, avec le taux de ménages non imposables. Il en ressort cette carte de France : les départements où habitent le plus de ménages non imposés sont généralement aussi ceux où circulent le plus de véhicules diesel. Il s'agit de départements urbanisés; mais marqués par la désindustrialisation (Nord, Pas-de-Calais, Moselle) ou de territoires ruraux et excentrés. 

En revanche, les zones urbaines dynamiques (Ile-de-France, Lyonnais, Nantes, Bordeaux, Toulouse, etc.) présentent la physionomie inverse. C'est aussi le cas de territoires ruraux plus prospères (Côte d'Or, Loiret...). "En raisonnant à l'échelle de l'unité départementale, preuve est faite que les plus fragiles seront les plus 'impactés' par les mesures anti-diesel", juge Thibaut Frank, éditorialiste de L'Argus.