"Gilets jaunes" : vers un essoufflement ?

Mercredi 21 novembre, ils étaient 15 000 "gilets jaunes" mobilisés sur tout le territoire, selon le dernier chiffre communiqué par le ministère de l'Intérieur.

France 3

Un peu partout en France, les points de blocages subsistent mercredi 21 novembre, pour le cinquième jour de mobilisation, malgré les évacuations par les forces de l'ordre, comme au péage de Virsac, en Gironde. Plus un seul "gilet jaune", mais une autoroute A10 bouchée ce matin, et des automobilistes à l'arrêt, circonspects. "Depuis 6h je suis bloqué ici donc j'en ai vraiment marre. Le mouvement des 'gilets jaunes' pourquoi pas, mais pas quand ils nous prennent en otage", s'indigne un automobiliste au micro de France 3.

Tenir jusqu'à samedi

Des barrages de plus en plus difficiles à tenir. "Ça fait cinq jours, on essaie de tenir, mais je sens qu'au bout d'un moment, ça va finir par craquer, mais il faut qu'on tienne, au moins jusqu'à samedi", confie un "gilet jaune", près de Saint-Etienne (Loire). À Aurillac (Cantal), les manifestants se divisent sur la stratégie à adopter. Ici, l'idée que les syndicats puissent rejoindre le mouvement semble en refroidir certains.

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Des \"gilets jaunes\" à Caen (Calvados), le 18 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Caen (Calvados), le 18 novembre 2018. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)