"Gilets jaunes" : la fermeté du gouvernement

Face à la nouvelle mobilisation prévue par les "gilets jaunes" et l’acte 8 prévu samedi 5 janvier, le gouvernement a décidé de durcir le ton lors du premier conseil des ministres.

Il veut faire face aux agitateurs. Lors du petit-déjeuner traditionnel de la place Beauvau (Paris), l’exécutif a affiché sa fermeté à l’égard des "gilets jaunes". "Le mouvement, dit ‘des gilets jaunes’, pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et au fond renverser le gouvernement", a déclaré Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement en marge de la rentrée.

Les Français divisés

Dans le discours comme dans les actes. Les ronds-points sont évacués comme à Alès (Gard). 55% des Français sont pour la poursuite des actions, 45% sont pour l’arrêt. Un clivage sociologique. "On a toujours un soutien très fort auprès des catégories populaires, plus de 70%. Mais en revanche on a maintenant des catégories aisées, diplômées et urbaines qui estiment que le compte est bon et qu’Emmanuel Macron a fait les concessions qu’il devait faire à la mi-décembre, et qu’à présent, ce mouvement devrait s’arrêter", explique Gaël Sliman, président de l’Institut des sondages Odoxa. Un huitième samedi de manifestation est attendu.

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Benjamin Griveaux à l\'Elysée, le 10 décembre 2018.
Benjamin Griveaux à l'Elysée, le 10 décembre 2018. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)