Contrôle technique : le nombre de contre-visites en hausse

Depuis un an et sa réforme, le contrôle technique est plus sévère. Au final, comment s'en sortent les automobilistes ? Les véhicules sont-ils plus souvent recalés, obligés de repasser par la case de la contre-visite, et pour quel coût ?

FRANCE 2

Les voitures sont scrutées à la loupe. Un antibrouillard défectueux, du jeu dans les pédales, une fuite d'huile : autant de défauts qui sont soumis à contre-visite depuis un an. Même les pneus très usés sont devenus un défaut critique, c'est-à-dire qu'il est interdit de rouler avec jusqu'à ce qu'ils soient changés. "Quand vous avez des pneumatiques qui sont à la toile, avant c'était en contre-visite, mais c'était pas forcément critique", confirme Christophe Nogueira, contrôleur technique. 

25 millions de véhicules contrôlés en 2018

Ces nouvelles règles plus sévères sont entrées en vigueur il y a tout juste un an. Le taux de contre-visites a d'abord fait un bond à partir de mai 2018. Au final, sur l'année, pour les véhicules particuliers, le taux a légèrement augmenté. En fait, les automobilistes anticipent mieux cet examen. Au total, sur l'année, 25 millions de véhicules sont passés entre les mains des contrôleurs techniques. Un test plus minutieux qui dure donc un peu plus longtemps. Pour le moment, les prix moyens n'ont pas augmenté. Dans ce centre, il faut compter 74 € le contrôle technique, et jusqu'à 20 € pour la contre-visite. Le prix à payer pour mettre sur nos routes des véhicules plus sûrs.

Un garagiste sous une voiture, à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 19 juin 2015.
Un garagiste sous une voiture, à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 19 juin 2015. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)