Circulation différenciée : une mesure réellement efficace ?

Le nouvel épisode de fortes chaleurs a aussi contraint Paris à mettre en place la circulation différenciée. L'objectif est de limiter la pollution aux particules fines, mais la mesure fait débat.

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Mardi 23 juillet au matin, les portes de Paris restent fermées à tous les véhicules classés Crit'Air 3, 4 et 5. Une obligation que certains n'ont pas respecté. Ces automobilistes étourdis ou récalcitrants empêchent les experts d'avoir des chiffres précis sur l'efficacité de la circulation différenciée. Si la mesure était strictement respectée par tous les véhicules classés 3, 4 ou 5, il y aurait 24% de circulation en moins à Paris et une réduction de 50% des émissions d'oxyde d'azote.

1 million de Français au-delà des valeurs réglementaires en 2018

Sur le long terme, les études scientifiques sont claires  : les mesures de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre portent leurs fruits. Entre 2007 et 2018, la pollution a diminué en Ile-de-France. Mais il y a encore du chemin à faire sur les grands axes comme sur les Champs-Élysées, où la concentration en dioxyde d'azote est maximale. "On a une amélioration de la qualité de l'air, mais elle n'est pas satisfaisante puisqu'on a encore en 2018 un million de Français qui sont au-delà des valeurs réglementaires", assure Pierre Pernot, ingénieur à Air Parif.

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La circulation différenciée s'applique également dans la métropole lilloise, où des contrôles routiers ont aussi lieu, le 27 février 2019. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)