Renault : la direction et les syndicats parviennent à un accord

Renault pourra bien bénéficier d’un prêt de cinq milliards d’euros garantis par l’État. Le gouvernement s’est dit satisfait des engagements que le constructeur automobile a pris en matière d’emploi. Le site de Maubeuge, dans le Nord, n’est plus menacé.

FRANCE 3

L’usine Renault de Maubeuge, dans le Nord, continuera à fabriquer ses véhicules utilitaires Kangoo. Une victoire pour les syndicats, à l’issue d’âpres négociations, conclues mardi 2 juin à Bercy, avec la direction et le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. "Nous sortons avec des garanties et un engagement de Renault de maintenir les 2 100 salariés du site jusqu’à 2023, et même au-delà", annonce Jérôme Delvaux, secrétaire du syndicat CGT-MCA et porte-parole de l’intersyndicale, à la sortie de la réunion. 

Un prêt de l’État "crucial" pour Bruno Le Maire

Soulagement pour les salariés, car Renault prévoyait de transférer la production de Maubeuge à Douai (Nord), à 70 km de là. En échange de ses engagements sur l’emploi, Bruno Le Maire, accorde au constructeur un prêt garanti de cinq milliards d’euros, "crucial" selon lui. Si les salariés de Maubeuge se réjouissent, d’autres s’estiment oubliés, comme à Choisy-le-Roi, le seul site sur 14 dont la fermeture a été annoncée. Les salariés sont en grève depuis le début de la matinée. 

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L\'usine Renault de Choisy-le-Roi, photographiée le 21 mai 2020.
L'usine Renault de Choisy-le-Roi, photographiée le 21 mai 2020. (MICHEL STOUPAK / AFP)