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PSA : le gouvernement prépare un plan de soutien à la filière automobile

Après l'annonce des 8 000 suppressions de postes chez PSA, Jean-Marc Ayrault a chargé Arnaud Montebourg de présenter le 25 juillet un "plan de soutien" à la filière automobile française.

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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors d'une conférence nationale pour l'industrie, le 11 juillet 2012 à Paris. (WITT / SIPA)

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, indiquait mercredi 11 juillet qu'il craignait "un choc pour la nation" après les déclarations de PSA Peugeot Citroën. Effectivement, les réactions pleuvent après l'annonce jeudi de la suppression de 8 000 postes en France chez le constructeur automobile.

• "Un véritable choc pour l'industrie automobile", aux yeux de Jean-Marc Ayrault

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est dit "fortement interpellé par l'ampleur sans précédent du plan annoncé par PSA, véritable choc pour tous les salariés du groupe, pour les territoires affectés par ces projets, et plus largement pour l'industrie automobile dans son ensemble". Matignon a donc chargé le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de préparer un "plan de soutien" à la filière automobile française d'ici au 25 juillet.

"PSA s'est explicitement engagé à trouver une solution d’emploi pour chaque salarié. Le gouvernement s’attachera à vérifier la mise en œuvre de cet engagement et sera attentif à ce que les solutions proposées soient crédibles et pérennes", a prévenu le chef du gouvernement, implorant le constructeur "d'engager sans délai une concertation exemplaire, loyale et responsable avec les partenaires sociaux".

• "La guerre est déclarée", lance la CGT

Furieuse d'avoir attendu un an pour avoir la confirmation du vaste plan de restructuration que préparait PSA, la CGT ne compte pas en rester là. "Nous n'allons pas prendre pour argent comptant cette annonce brutale de suppressions d'emplois", a prévenu jeudi le secrétaire général Bernard Thibault, assimilant cette annonce à un véritable "séisme".

"Chronique d'une mort annoncée", selon le maire d'Aulnay

"Tout indiquait qu'une annonce devait être faite pendant l'été", a réagi Gérard Ségura, maire PS d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "La note confidentielle rendue publique il y a un peu plus d'un an par la CGT était bien une feuille de route, contrairement à ce que disait le groupe, qui la qualifiait de document de travail", a-t-il déploré. "PSA Aulnay, c'est 3 300 emplois mais aussi 9 000 avec les sous-traitants : nous n'avons pas la capacité d'accuser ce choc tout seul", a-t-il averti.

Un expert examinera la situation, annonce Touraine

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a indiqué sur Europe 1 qu'un expert mandaté par l'Etat examinera la situation de PSA Peugeot Citroën pendant 15 jours :

"La cote d'alerte est dépassée", estime Copé

C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'UMP sur France Info juste après l'annonce de PSA. "Je suis extrêmement préoccupé par cette annonce (...) Il faut que le gouvernement sache que dans ce domaine, l'opposition au nom de laquelle je m'exprime ce matin sera à ses côtés s'il s'agit d'assumer, enfin, que la priorité absolue pour notre pays, c'est la compétitivité de notre industrie", a-t-il ajouté.

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