Automobile : les actionnaires de PSA valident la fusion avec Fiat Chrysler

L'union PSA-FCA va donner naissance au quatrième groupe automobile mondial en termes de véhicules vendus, et au troisième en chiffre d'affaires derrière le Japonais Toyota et l'Allemand Volkswagen.

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France Télévisions
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Les logos de Fiat Chrysler et du groupe PSA, dont les actionnaires ont validé la fusion, le 4 janvier 2021. (HAROLD CUNNINGHAM / AFP)

C'est un mariage franco-italo-américain conçu pour atteindre une taille critique sur un marché automobile en pleine révolution. Les actionnaires de Peugeot-Citroën (PSA) ont approuvé, lundi 4 janvier, la fusion du groupe français avec Fiat-Chrysler (FCA) pour former Stellantis. Le nouveau groupe comptera plus de 400 000 salariés et abritera dans le même garage 14 marques emblématiques comme Citroën et Maserati (déjà brièvement mariées il y a 50 ans), Fiat et Opel, Peugeot et Alfa Romeo, Chrysler, Dodge ou Jeep. 

Au cours d'une assemblée générale en ligne, les actionnaires ont validé à plus de 99,8% les trois résolutions concernant la fusion. Sa date effective doit être annoncée "très rapidement", selon le président du directoire de PSA et futur directeur général de Stellantis, Carlos Tavares. Les actionnaires de référence de PSA (la famille Peugeot, le groupe chinois Dongfeng et l'Etat français) avaient déjà donné en amont leur bénédiction à cette fusion. Ceux de l'Italo-Américain FCA doivent valider la fusion lundi après-midi.

"Une grande inconnue pour nous"

"J'ai rarement eu le sentiment autant qu'aujourd'hui de vivre un moment d'histoire", a déclaré l'emblématique président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois, qui prend sa retraite à l'issue de cette fusion. Carlos Tavares a justifié l'opération par la nécessité de partager les coûts face à la transition énergétique, et d'avoir une assise mondiale plus équilibrée avec un accès aux marchés américains.

Christine Virassamy, déléguée syndicale centrale CFDT, attend un engagement ferme de Stellantis sur les usines comme sur les centres de recherche. "C'est le volet social et éthique qui permettra de dire si cette fusion est une réussite ou pas", souligne-t-elle. "Globalement c'est une bonne assurance pour l'avenir de notre groupe. Ceux qui ne prendront pas ce virage-là risqueront de rester sur le carreau", commente Franck Don, délégué syndical central CFTC chez PSA. "Aujourd'hui, le groupe FCA est une grande inconnue pour nous", tempère cependant le syndicaliste. 

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