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L'Etat apportera de 5 à 7 milliards d'euros de garanties à la banque de PSA

Cette décision a été prise hier lors d'une réunion à Matignon, selon l'AFP.

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France Télévisions
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Le président du directoire de PSA, Philippe Varin, aux côtés du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 8 octobre 2012 sur le site de Douvrin (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

PSA - PSA tousse, l'Etat vient à la rescousse. Ce dernier va apporter entre 5 et 7 milliards d'euros de garantie pour permettre de financer sur le marché la Banque PSA finance (BPF). Cette décision a été prise au terme d'une réunion à Matignon, lundi 22 octobre, a expliqué une source à l'AFP. La structure souffre en effet des difficultés du constructeur automobile, sa maison-mère. 

A quoi sert cette banque ?

Cette banque a une vocation strictement interne. Elle permet au groupe automobile de financer les stocks de véhicules des concessionnaires. Plus de deux millions d'unités en 2010, précisent nos confrères de France 3 France-Comté. La BPF permet aussi d'avancer les achats, lorsqu'un acheteur prend des crédits. Cette fois, 800 000 véhicules concernés en 2010. En clair, quand PSA Peugeot-Citroën peine à vendre des voitures, sa banque doit financer les stocks d'invendus.

Que va faire l'Etat ?

Les grandes agences de notation ont brutalement abaissé leurs notes de l'établissement. La Banque est donc en danger car elle ne peut plus obtenir de financement. Pour l'aider, l'Etat va donc se porter garant à hauteur d'une somme évaluée entre 5 et 7 milliards d'euros. Cette forme de soutien public va permettre à la structure de se financer plus facilement, car son modèle repose sur des emprunts bancaires ou sur les marchés, qui ont besoin d'être rassurés sur le futur remboursement.

Le gouvernement s'est porté garant, en échange de quoi ? 

Le gouvernement a obtenu la présence de deux personnalités au conseil de surveillance du groupe français. Il s'agit d'un représentant des salariés et d'un administrateur "indépendant" qui "fasse le lien avec l'Etat". Ils pourraient tous les deux avoir leur mot à dire sur le choix des affectations des sites de construction des véhicules, mais aussi sur les alliances stratégiques du groupe.

En contrepartie, le ministre du Redressement productif demande également qu'aucun salarié de PSA ne soit contraint de faire appel à Pôle emploi. "L'objectif doit être zéro salarié PSA à Pôle emploi", a affirmé Arnaud Montebourg dans un entretien à Libération. Le ministre demande que les salariés concernés par le plan de restructuration soient reclassés en interne.

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