Vidéo Carlos Ghosn : "Je souhaite être jugé au Liban et qu’on en finisse", affirme l’ex-patron de l'alliance Renault-Nissan sur France 2

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VIDEO. Carlos Ghosn : "Je souhaite être jugé au Liban et qu’on en finisse", affirme l’ex-patron de l'alliance Renault-Nissan sur France 2
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Carlos Ghosn estime que "la seule chose raisonnable pour ceux qui sont épris de justice et veulent vraiment savoir quelle est la réalité des choses, c’est le transfert des dossiers, qui sont liés entre le Japon et la France, à la justice libanaise". La justice française a de son côté délivré contre lui un mandat d’arrêt international en avril dernier… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 5 juin 2022.

Des juges d’instruction français se sont rendus à Beyrouth, fin février et début mars 2022, pour entendre Carlos Ghosn, ancien président-directeur général de l’alliance Renault-Nissan réfugié dans la capitale libanaise après son évasion dans une malle du Japon en décembre 2019 : il avait passé plus de trois mois en prison à Tokyo avant d’être placé en résidence surveillée. La justice française a délivré au mois d’avril 2022 un mandat d’arrêt international dans le cadre d’une enquête instruite notamment pour abus de biens sociaux et blanchiment.

Carlos Ghosn aurait perçu directement, sans en avoir informé Renault, d’importantes sommes d’argent versées par l’homme d’affaires milliardaire omanais Suhail Bahwan, distributeur des véhicules Renault-Nissan à Oman, en Arabie saoudite et en Iran. Deuxième dossier en cours : la fête donnée au château de Versailles le 9 mars 2014, payée par Renault, pour célébrer l’alliance avec Nissan. Carlos Ghosn aurait invité un grand nombre de proches n’ayant aucun lien avec l’alliance sur les 154 invités. Et la justice le soupçonne d’avoir profité de l’occasion pour fêter aussi son anniversaire…

"Quand je vois l’acharnement des juges d’instruction en France…"

"Sur Versailles, ce n’était pas mon anniversaire puisqu’il a eu lieu le lendemain. Il y avait une liste de gens qu’on avait invités en dernière minute parce qu’il y a eu des personnes qui se sont désistées, notamment nos amis russes et chinois qui ont refusé de venir à Versailles à la dernière minute, explique-t-il dans un entretien exclusif accordé au magazine '13h15 le dimanche' (replay). Comme on avait déjà tout payé, on a complété pour ne pas laisser la salle au quart vide par un certain nombre de personnes qui, je l’estime, devaient être présentes parce que d’une manière directe ou indirecte avaient servi l’alliance. On a donné toutes ces explications, mais celui qui ne veut pas écouter n’écoute pas."

A-t-il confiance en la justice française ? Plus qu’en la justice japonaise ? "Alors là, oui, franchement. Quels que soient les maux qui peuvent exister en France, franchement, ça n’a rien à voir avec la justice japonaise. Ils m’ont complètement détruit. C’est fait, les Japonais ont gagné. Ceci étant dit, quand j’ai vu ce que j’ai subi au Japon, et tout ce qui s’est passé… et quand je vois l’acharnement des juges d’instruction en France… j’ai quand même quelques doutes. La seule chose raisonnable pour ceux qui sont épris de justice et veulent vraiment savoir quelle est la réalité des choses, c’est le transfert des dossiers, qui sont liés entre le Japon et la France, à la justice libanaise et qu’elle traite une fois pour toutes ce dossier. Je souhaite être jugé ici [au Liban] et qu’on en finisse."

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