Nissan va supprimer 12 500 emplois à travers le monde d'ici 2022

Le chiffre d'affaires du constructeur japonais a considérablement baissé ces derniers mois, le poussant à une restructuration de son activité.

Au siège de Nissan, à Yokohama, au Japon (illustration)
Au siège de Nissan, à Yokohama, au Japon (illustration) (BEHROUZ MEHRI / AFP)

Situation de crise pour Nissan. Le constructeur automobile japonais a annoncé, jeudi 25 juillet, la suppression de 12 500 emplois après la dégringolade de ses profits. Cette diminution d'effectifs s'accompagne d'une réduction de la production de 10% d'ici à 2022 ou 2023. Les mesures de restructuration ont commencé dans huit sites et seront poursuivies dans six autres. Pour l'instant, aucune indication n'a été donnée sur les sites concernés. Selon France 3, la France ne serait pas concernée.

La stratégie de Carlos Ghosn pointée du doigt

Entre avril et juin 2019, le partenaire nippon de Renault a vu son bénéfice net diminuer de près de 95%, à 52 millions d'euros. Son chiffre d'affaires a également enregistré une baisse de 12,7%, dans un contexte de ralentissement aux Etats-Unis et en Europe. Et la direction de Nissan n'a pas hésité à viser son patron déchu Carlos Ghosn.

"Le groupe n'a pas le choix, il est acculé par la stratégie d'expansion à marche forcée menée par Carlos Ghosn", a précisié Hiroto Saikawa, PDG du constructeur japonais. Les profits ont aussi été affectés par "des facteurs extérieurs tels que les coûts des matières premières, les fluctuations de taux de change" et de lourds investissements dans le domaine technologique et pour répondre au durcissement des règlementations environnementales, souligne Nissan.