Remise en liberté de Carlos Ghosn : son avocat "a le sentiment que le procureur en fait une affaire personnelle"

Jean-Yves Le Borgne, l'avocat français de l'ancien dirigeant de Renault et Nissan incarcéré au Japon depuis plus de 100 jours, a réagi sur franceinfo à la constestation par le procureur de Tokyo de la remise en liberté de Carlos Ghosn. 

Carlos Ghosn, ex patron de Renault et Nissan en 2011.
Carlos Ghosn, ex patron de Renault et Nissan en 2011. (KOICHI KAMOSHIDA / EPA)

La bataille judiciaire continue au Japon autour de la libération de Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault et Nissan incarcéré depuis plus de trois mois pour des malversations présumées. Mardi 5 mars, le tribunal de Tokyo a accepté une nouvelle demande de libération sous caution, mais le procureur a fait appel de cette décision. Sur franceinfo Jean-Yves Le Borgne, l'avocat français de Carlos Ghosn, a expliqué avoir "le sentiment que le procureur en fait une affaire personnelle."

"Des délits plus ou moins imaginaires"

L'avocat rappelle, que "selon toute probabilité, Carlos Ghosn sur des faits identiques n'aurait, pour une partie des faits, probablement pas été poursuivi en France et pour l'autre à coup sûr pas envoyé en détention. Donc, la libération serait normale. Il semble qu'on puisse percevoir un intérêt tout particulier, pour ne pas dire un acharnement du procureur à l'encontre de Carlos Ghosn qui se manifeste à travers l'appel qu'il a interjeté. Il faut donc rester prudent et vigilant et attendre la décision du juge."

Selon Jean-Yves Le Borgne, "certains de chez Nissan ont produit un certain nombre d'éléments et en quelque sorte ont peut-être persuadé le procureur de Tokyo de l'existence de délits plus ou moins imaginaires."