Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, de nouveau mis en examen par la justice japonaise, pour abus de confiance et revenus minorés

L'homme d'affaires a été inculpé une première fois, le 10 décembre, pour n'avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015. Les faits reprochés cette fois-ci datent de 2015 à 2018.

Carlos Ghosn à Paris, le 1er octobre 2018.
Carlos Ghosn à Paris, le 1er octobre 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, en détention au Japon depuis son arrestation en novembre, a été de nouveau mis en examen. La justice japonaise a décidé, vendredi 11 janvier, de le poursuivre pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018. L'homme d'affaires a été inculpé une première fois, le 10 décembre, pour n'avoir déclaré que la moitié de sa rémunération de 2010 à 2015.

Selon le parquet de Tokyo, l'abus de confiance est caractérisé par sa tentative de faire couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008. Des accusations que rejette Carlos Ghosn. Le PDG de Renault a clamé son innocence lors d'une audience mardi, sa première apparition publique depuis son arrestation.

Son avocat Motonari Otsuru a annoncé avoir déposé une demande de libération sous caution. Mais il est rare au Japon d'être libéré sous caution avant son procès, notamment lorsque l'accusé rejette les accusations portées à son encontre. Motonari Otsuru a donc jugé probable que Carlos Ghosn soit maintenu en détention jusqu'au début de son éventuel procès, qui pourrait se tenir dans environ six mois.