La garde à vue du patron de Renault, Carlos Ghosn, prolongée jusqu'au 11 janvier

Cela ne signifie pas que l'ancien patron de Nissan sera automatiquement libéré le 11 janvier. Le parquet peut en théorie relancer une garde à vue sur de nouvelles charges.

Une image de Carlos Ghosn diffusée à la télévision japonaise, le 21 décembre 2018.
Une image de Carlos Ghosn diffusée à la télévision japonaise, le 21 décembre 2018. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Le PDG de Renault-Nissan va démarrer la nouvelle année en prison. Un tribunal de Tokyo a décidé, lundi 31 décembre, de prolonger de nouveau de dix jours, jusqu'au 11 janvier, la garde à vue de Carlos Ghosn, sur des soupçons d'abus de confiance.

L'ex-président de Nissan, détenu au Japon depuis le 19 novembre, est déjà inculpé une première fois pour avoir minoré ses revenus sur cinq ans dans des documents remis aux autorités boursières japonaises.

Soupçonné d'avoir "failli à sa fonction de PDG"

Cette nouvelle décision ne signifie pas que l'ancien patron de Nissan sera automatiquement libéré le 11 janvier. En effet, le parquet peut en théorie relancer une garde à vue sur de nouvelles charges.

Le juge a donc accepté la requête du procureur, qui estime avoir besoin de plus de temps pour décider ou non d'inculper Carlos Ghosn sur ces nouvelles charges, a indiqué le tribunal.

Le dirigeant automobile est soupçonné d'avoir "failli à sa fonction de PDG et d'avoir causé un préjudice à Nissan".  Concrètement, la justice lui reproche d'avoir fait couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008, ce qu'il nie, selon les médias citant ses avocats. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d'euros).