Japon : libération sous caution peu probable pour Carlos Ghosn

La justice japonaise ne donne aucune indication sur la libération de Carlos Ghosn. Le PDG de Renault a comparu mardi 8 janvier pour clamer son innocence.

France 3

Du plus grand centre pénitentiaire du Japon, dans un bus spécial, jusqu'au tribunal de Tokyo, aucune image de Carlos Ghosn n'a été diffusée, juste des dessins après 51 jours d'incarcération. Costume sombre sans cravate, sandales vertes et une corde autour de la taille. L'un des hommes les plus puissants de la planète a perdu 10 kg, mais pas un gramme de combativité.

Pas de libération en vue

"J'ai agi avec honneur, légalement, et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants de la compagnie. J'ai dédié deux décennies de ma vie à redresser Nissan et à construire l'alliance", a-t-il clamé devant les juges.

Abus de confiance, dissimulation de revenus, Carlos Ghosn se défend pied à pied contre les chefs d'accusation qui pèsent sur lui. Même son avocat, un ancien procureur de Tokyo, ne croit pas en la prochaine libération de son client. Même des Japonais trouvent cette incarcération un peu longue. Beaucoup d'investisseurs étrangers commencent à s'inquiéter de cette justice nippone intransigeante.

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Un portrait de Carlos Ghosn lors de sa première audience au tribunal de Tokyo est diffusée à la télévision japonaise.
Un portrait de Carlos Ghosn lors de sa première audience au tribunal de Tokyo est diffusée à la télévision japonaise. (BEHROUZ MEHRI / AFP)