"J'ai vécu 13-14 mois comme anesthésié", confie Carlos Ghosn

Mercredi 8 janvier, Carlos Ghosn a tenu une conférence de presse à Beyrouth avant d'accorder un entretien exclusif à France Inter. Il est revenu sur ses mois passés reclu au Japon entre détention et assignation à résidence.

franceinfo

"Je pense que j'ai vécu 13-14 mois comme anesthésié. J'avais très peu de sentiments. Je n'avais pas peur, pas d'espoir. Cette anesthésie était une façon de surmonter la douleur et la souffrance. Je savais que c'était destructeur et qu'il fallait l'arrêter. Quelque part, je suis mort le 19 novembre 2018 et je suis revenu à la vie le 30 décembre", confie Carlos Ghosn mercredi 8 janvier dans  un entretien à France Inter d'un peu plus de quatre minutes.

"Je n'avais rien à perdre"

"Ma réalité était tellement médiocre au Japon que quelque part, je n'avais rien à perdre. Ça ne pouvait pas être pire. Ça pouvait être pire sur le confort personnel, vous êtes en prison et pas chez vous, la nourriture est moins bonne. Mais sur tout le reste, c'est la même chose", témoigne encore l'ancien PDG de Renault. 

Carlos Ghosn affirme avoir organisé "tout seul" cette cavale, dont il ne souhaite donner aucun détail. "Je ne vais pas en parler pour une raison très simple, c'est que je ne compte pas exposer des gens qui ont été tout à fait loyaux et qui m'ont aidé", explique-t-il. L'ancien capitaine d'industrie confirme également qu'aucun des trois pays dont il a la nationalité, le Liban, la France et le Brésil, ne l'a aidé à fuir le Japon.

Le JT
Les autres sujets du JT
Carlos Ghosn lors d\'une conférence de presse à Yokohama au Japon, le 12 mai 2016. 
Carlos Ghosn lors d'une conférence de presse à Yokohama au Japon, le 12 mai 2016.  (KOJI ITO / YOMIURI / AFP)