Carlos Ghosn soupçonné d'avoir reçu indûment près de 8 millions d'euros via une filiale de Nissan et Mitsubishi

Le groupe automobile japonais accuse son ancien patron de s'être octroyé une rémunération sans en avoir discuté avec les autres membres du conseil d'administration.

Carlos Ghosn, dessiné lors de son audience au tribunal de Tokyo (Japon), le 8 janvier 2019.
Carlos Ghosn, dessiné lors de son audience au tribunal de Tokyo (Japon), le 8 janvier 2019. (KYODO KYODO / REUTERS)

Une nouvelle accusation embarrassante pour Carlos Ghosn. Selon une enquête menée en interne par Nissan et Mitsubishi, le dirigeant s'est octoroyé une rémunération de 7,8 millions d'euros via une filiale des deux constructeurs japonais établie aux Pays-Bas, Nissan Mitsubishi BV (NMBV), sans en informer les deux autres directeurs de NMBV. Les deux entreprises nippones l'ont annoncé vendredi 18 janvier.

En prison au Japon depuis le 19 novembre

Nissan et Mitsubishi ont indiqué qu'elles envisageaient de porter plainte au civil contre Carlos Ghosn pour tenter d'obtenir auprès de ce dernier des indemnités à l'égard de cette rémunération abusive. Leur coentreprise NMBV, détenue à parité, avait été fondée en juin 2017 "avec pour mission l'exploration et la promotion de synergies au sein du partenariat".

En détention depuis le 19 novembre au Japon, Carlos Ghosn a déjà subi trois inculpations pour minoration de ses revenus sur deux périodes différentes et transferts de pertes personnelles dans les comptes de Nissan. Il rejette ces accusations.