Carlos Ghosn : le syndicat Sud de Renault va saisir la justice pour savoir si leur PDG ne s'est pas enrichi sur le dos des salariés

Le syndicat dénonce la "chape de plomb" qui s'est abattue sur le service communication du constructeur automobile, et sur son conseil d'administration, qui "s’enlise".

Carlos Ghosn, le 11 mai 2012.
Carlos Ghosn, le 11 mai 2012. (TORU YAMANAKA / AFP)

L'union syndicale Sud du groupe Renault annonce, dans un communiqué publié mercredi, son intention de saisir la justice pour réclamer la transparence dans l'affaire qui vise Carlos Ghosn au Japon. Le syndicat dénonce la "chape de plomb" qui s'est abattue sur le service communication du constructeur automobile, et sur son conseil d'administration, qui "s’enlise".

Un "manque de transparence insupportable"

Selon Sud, qui évoque un "manque de transparence insupportable", les salariés de Renault "veulent savoir si leur PDG et d'autres membres de la direction ne se sont pas enrichis indument sur leur dos", après avoir subi "depuis plusieurs années une politique de blocage des salaires et des conditions de travail dégradées en lien avec les méthodes de management" du PDG et de son équipe.

Sud annonce avoir demandé à son avocat inscrit au barreau de Paris, Maître Maisonneuve, "d'examiner la possibilité de saisir le procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire".

Ecoeurement et inquiétude

"Entre écœurement et inquiétude, les salariés du groupe se demandent chaque jour jusqu'où cette situation va les conduire, écrit l'union syndicale Sud dans son communiqué. Tous se rappellent encore de l'image catastrophique laissée par l'affaire des faux espions, dans laquelle justement C. Ghosn ne s'était pas embarrassé de la présomption d'innocence pour licencier brutalement trois cadres".