Carlos Ghosn a intenté des poursuites en justice contre Nissan et Mitsubishi pour rupture abusive de son contrat

Il avait démissionné de la filiale Renault-Nissan BV, mais pas de Nissan-Mitsubishi BV, qui avait mis fin à ses fonctions en mars dernier.

Carlos Ghosn à son arrivée au tribunal à Tokyo (Japon), le 23 mai 2019.
Carlos Ghosn à son arrivée au tribunal à Tokyo (Japon), le 23 mai 2019. (ICHIRO OHARA / AFP)

L'ancien PDG de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, a intenté des poursuites contre Nissan et Mitsubishi auprès de la justice néerlandaise pour "rupture abusive" de son contrat, rapporte Le Figaro, mercredi 17 juillet. Interrogés par le quotidien, les porte-parole de Carlos Ghosn confirment l'assignation en justice, "sans autre commentaire".

Carlos Ghosn reproche aux deux constructeurs japonais la rupture, qu'il juge abusive, de son contrat de travail comme salarié de Nissan-Mitsubishi BV (NMBV), leur filiale commune basée aux Pays-Bas.

15 millions d'euros d'indemnités ?

S'il avait démissionné de son poste au sein de Renault-Nissan BV (RNBV), une autre filiale du groupe, ce n'était pas le cas chez NMBV, qui l'avait remercié lors d'une réunion de son conseil d'administration le 12 mars.

Le Figaro affirme que les avocats de Carlos Ghosn jugent la rupture de son contrat "insuffisamment motivée", et réclameraient "jusqu'à 15 millions d'euros d'indemnités".

L'ancien PDG, qui n'a pas été inculpé dans le cadre de ses activités au sein de NMBV, reste assigné à résidence à Tokyo.