Affaire Carlos Ghosn : "Nous sommes prêts" pour un procès, réagit son avocat après l'émission d'un mandat d'arrêt international

D'après maître Jean Tamalet, qui défend l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan, son client est disposé à rendre "coup pour coup" dans le cadre des poursuites qui le concernent.

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Radio France
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Carlos Ghosn lors d'une conférence de presse au Liban, le 8 janvier 2020.  (JOSEPH EID / AFP)

"Ce n'est jamais agréable d'être visé" par un mandat d'arrêt international, a réagi vendredi 22 avril sur franceinfo l'avocat de Carlos Ghosn, Jean Tamalet, après l'émission d'un mandat d'arrêt international par la justice française contre son client, dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, blanchiment et corruption. Il reconnaît que c'est "une mesure qui attaque la réputation" mais assure "qu'elle va probablement être mal interprétée par une grande partie du public"

En effet, selon Jean Tamalet, "il n'y a absolument rien de nouveau" concernant les soupçons d'abus de biens sociaux, de blanchiment et de corruption dont fait l'objet l'ancien patron de l'alliance Renault Nissan, qui vit actuellement au Liban. "On est dans un mandat d'arrêt qui est une mécanique technique pour renvoyer le dossier devant le tribunal correctionnel devant lequel mon client pourra se défendre. Ca ne veut pas dire que la France va demander l'arrestation concrète ni l'extradition de Carlos Ghosn."

Prêts à rendre "coup pour coup"

"Nous sommes prêts et nous rendrons coup pour coup" dans l'éventualité d'un procès, prévient maître Tamalet. "Carlos Ghosn est combattif et ne veut pas d'un non lieu. Il veut qu'on aille se battre devant le tribunal et qu'on réponde point par point aux accusation qui, pour certaines, sont totalement falacieuses. Il y a des accusations très évasives qui ont été transmises aux autorités françaises par les autorités japonaises, qui elles-mêmes les ont reçues de la part de barbouzes et d'avocats de Nissan sur la base d'interprétations tirées d'éléments volés à Beyrouth."

Jean Tamalet promet donc "des réponses" lors d'un prochain procès "puisqu'il y a manifestement une volonté de Nanterre de tenir un procès". Il déplore en revanche la façon dont lui et son client Carlos Ghosn ont appris la nouvelle. "La moindre des élégances eut été de nous informer nous les avocats ou au moins de notifier le principal intéressé plutôt que de l'annoncer dans le Wall Street Journal. C'est peut-être la mode, de la communication, ou du consulting."

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