"L'automobiliste en plein brouillard" : les Français sont les plus sceptiques des Européens sur la voiture électrique, selon une étude

Cette étude de l'observatoire Cetelem, réalisée dans 16 pays, montre aussi que ce sont les Français qui sont les plus sceptiques par rapport à la voiture électrique.
Article rédigé par Raphaël Ebenstein
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Une voiture électrique en charge. Photo d'illustration. (JEAN-LUC FLEMAL / MAXPPP)

Les automobilistes sont un peu perdus, voire agacés face à l’évolution réglementaire, la motorisation et la tarification de la voiture électrique, révèle une étude* de l'observatoire Cetelem, publiée mardi 7 novembre et intitulée "L'automobiliste en plein brouillard". Six personnes sur dix pensent qu’il est difficile d’acheter une voiture et ce sont les Français qui sont les plus sceptiques par rapport à la voiture électrique, montre cette étude réalisée dans 16 pays, et auprès de 15 000 personnes.

Alors que la vente de voitures neuves à moteur essence ou diesel sera interdite à partir de 2035 au sein de l'Union européenne, de nombreux automobilistes restent notamment très réticents à l'idée d'acheter une voiture électrique. Parmi les Européens qui souhaitent acheter une voiture, 41% envisagent toujours la possibilité de se tourner vers un modèle à moteur essence ou diesel et 27% seulement disent vouloir choisir en priorité une voiture électrique.

Un manque d'information et l'obstacle du prix d'achat

Dans le détail, une personne sur deux pointe en premier lieu un manque d’information concernant les nouvelles réglementations à propos des motorisations et de la circulation. Un flou particulièrement ressenti au Japon, mais aussi en Norvège. À l’inverse, les Italiens ainsi que les Chinois et les Espagnols s’estiment au clair sur cette question.

Face aux risques de coupures d’électricité et à l’augmentation du prix de l’électricité, les Français se demandent si la voiture électrique est le bon choix. Ils ne sont pas les seuls, 62% des Européens doutent que la production d'électricité soit suffisante pour répondre aux besoins des voitures électriques.

Le prix d'achat est un autre obstacle pour un peu plus d'un Européen sur deux. L'écart est toujours conséquent entre voitures à essence et voitures électriques. Ces réticences pourraient profiter aux modèles chinois dont le rapport qualité-prix est globalement jugé supérieur aux modèles européens.


*Méthodologie : cette enquête a été menée par Harris Interactive du 28 juin au 17 juillet 2023 dans 16 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Chine, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et Turquie. Au total, 15 000 personnes ont été interrogées en ligne (mode de recueil CAWI). Ces personnes âgées de 18 à 65 ans sont issues d’échantillons nationaux représentatifs de chaque pays. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge). 3 000 interviews ont été réalisées en France et 800 dans chacun des autres pays.

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