L'UE veut plus de droits pour les travailleurs des plateformes numériques : "Une immense victoire", salue l'eurodéputée Leïla Chaibi

Selon l'eurodéputée La France insoumise, il y a "une opportunité pour développer ce marché-là avec un mode de production et de réalisation d'activité éthique et respectueux du droit du travail."

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Radio France
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Leïla Chaibi, eurodéputée La France insoumise, à Ensheim (Alsace), le 2 octobre 2020. (VINCENT VOEGTLIN / MAXPPP)

Leïla Chaibi, eurodéputée La France insoumise (LFI), a salué comme une "immense victoire" le projet de directive présenté par le commissaire à l'emploi à Bruxelles qui propose de changer les règles pour les travailleurs des plateformes numériques, telles que Deliveroo ou Uber, et de garantir leurs droits. Cette directive veut mettre fin à l'usage frauduleux de statut d'indépendant ou d'entrepreneur.

"C'est une immense victoire pour les droits des travailleurs qui a été annoncée par la Commission européenne", a-t-elle réagi. Leïla Chaibi a mené ce combat pendant deux ans au Parlement européen. Bruxelles entend inverser la charge de la preuve pour ces travailleurs. En clair, ce sera désormais aux entreprises de prouver que ces travailleurs ne peuvent pas être considérés comme salariés.

"C'est l'aboutissement d'un bras de fer qui dure depuis deux ans. La Commission européenne a fait le choix d'aller dans l'intérêt des travailleurs avec la présomption de salariat."

Leïla Chaibi, eurodéputée LFI

à franceinfo

"Cela concernerait, selon les chiffres de la Commission, 4 millions de personnes qui actuellement sont sous statut d'indépendant, mais dont le statut est utilisé de façon frauduleuse parce qu'ils n'ont rien d'indépendants dans les faits. Ils sont soumis au lien de subordination de la plateforme", a-t-elle expliqué.

Les plateformes du numérique concernées menacent de quitter les pays européens en cas d'application de cette directive : "On les sent clairement en panique depuis deux jours, depuis que le vent tourne, que la peur est en train de changer de camp", analyse-t-elle. Selon elle, il y a "une opportunité pour développer ce marché-là avec un mode de production et de réalisation d'activité éthique et respectueux du droit du travail."

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