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Arnaud Montebourg affirme avoir sauvé 60 000 emplois

Le ministre du Redressement productif craint que les efforts du gouvernement pour la compétitivité ne soient plombés par la hausse de l'euro.

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France Télévisions
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Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le 13 mars 2013 à Bercy. (CITIZENSIDE.COM / AFP)

Régulièrement, Arnaud Montebourg dresse des bilans d'étape chiffrés de son action à la tête du ministère du Redressement productif. Dernier en date, dans une interview au JDD, dimanche 17 mars : "Depuis mon arrivée, nous avons sauvé 59.961 emplois sur 70 909 postes menacés", affirme-t-il. "On m'a reproché de faire le pompier. Mais il y a nécessité à préserver l'appareil industriel et notre savoir-faire technologique. Auparavant, personne ne l'avait jamais fait", se targue le ministre.

Mais Arnaud Montebourg ne veut pas se contenter d'être un "pompier". "Avec mon autre jambe, nous rebâtissons, comme à l'époque des grands plans pompidoliens. On renforce tous nos points forts et on unifie les forces par filières autour de projets d'avenir. Une méthode à laquelle le ministre donne un nom : le "colbertisme participatif". Parmi ces projets, il cite "le TGV du futur, le véhicule deux-litres dans l'automobile ou encore le bio-fioul pour l'aéronautique".

"Il ne faudrait pas que la hausse de l'euro efface tout cela"

Interrogé sur l'action menée par le gouvernement en faveur de la compétitivité, Arnaud Montebourg rappelle la mobilisation de "20 milliards d'euros en faveur des entreprises pour qu'elles investissent et recrutent". "La droite en parlait mais n'a rien fait, attaque-t-il. La gauche a pris le taureau par les cornes."

Une ombre au tableau : le niveau de l'euro. "Il ne faudrait pas que la hausse de l'euro efface tout cela. Sinon, nous aurions fait cet effort pour rien. Aux niveaux actuels, la monnaie unique ne correspond pas aux fondamentaux économiques de la plupart des pays européens", juge le ministre. Lorsque l'euro prend 10 centimes face au dollar, cela se traduit pour EADS par une perte de 1 milliard de profitabilité".

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