Vidéo Grèves dans le secteur aérien : "Nous allons continuer tout l'été s'il le faut", prévient un syndicat

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Christelle Auster, présidente du Syndicat national du personnel navigant commercial, qui représente les hôtesses et stewards de la plupart des compagnies aériennes, dénonce notamment "le mépris de la direction de Ryanair".

"Les grèves vont se répéter, nous allons continuer tout l'été s'il le faut", prévient vendredi 24 juin sur franceinfo Christelle Auster, la présidente du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC), qui représente les hôtesses et stewards de la plupart des compagnies aériennes. Un appel à la grève a été lancé chez Ryanair ce week-end en France, Espagne, Belgique, Italie et au Portugal alors que la saison estivale démarre pour les compagnies low cost. Le SNPNC demande "l'application du droit du travail et le paiement des heures supplémentaires".

Des courriers de "menaces" envoyés par la direction

"Les mouvements de grève vont se répéter, c'est certain, a-t-elle mis en garde. D'autant qu'on a une direction qui envoie des courriers de menaces en expliquant que cela ne sert à rien de faire grève et que, de toute façon, nous n'obtiendrons rien."

"Comme cette situation est inacceptable et que nous entendons améliorer les conditions de travail des salariés, nous allons continuer les grèves tout l'été s'il le faut."

Christelle Auster

à franceinfo

Christelle Auster dénonce "le mépris de la direction de Ryanair" qui "se traduit par cette grève", dit-elle. Les conditions de travail pour le personnel navigant, notamment, deviennent difficiles et les compagnies aériennes rencontrent des difficultés à recruter. "Travailler sur un aéroport, c'est travailler soit à Charles-de-Gaulle, soit à Orly, en tout cas en région parisienne, souligne-t-elle. C'est commencer très tôt ses vacations, c'est devoir prendre sa voiture pour venir et se rendre compte qu'au final, on fait un travail pas très bien rémunéré dans des conditions un peu difficiles. Donc, je pense que les difficultés à recruter s'expliquent."

"Chez Ryanair, vous avez un turn-over de plus de 50%. Ryanair a même mis en place une prime de 1 000 euros pour ceux qui voudraient bien venir faire le stage d'entrée. Ils viennent, font le stage d'entrée et ne volent pas chez Ryanair tellement les conditions sont inacceptables", a-t-elle expliqué.

Après la crise du Covid-19, les compagnies aériennes, comme Easyjet par exemple, sont contraintes d'annuler des vols par manque de personnel. Les mouvements de grève se multiplient dans le secteur en Europe pour dénoncer la dégradation des conditions de travail qui s'est accelérée depuis la pandémie.

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