Reprise d'Aigle Azur : Air France et le groupe Dubreuil en concurrence avec un transporteur étranger

Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, l'a annoncé sur CNews.

Des salariés de la compagnie Aigle Azur manifestent devant le siège de la compagnie le 9 septembre 2019 à Paris.
Des salariés de la compagnie Aigle Azur manifestent devant le siège de la compagnie le 9 septembre 2019 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Un espoir pour un millier de salariés. Le tribunal de commerce étudiera, lundi 16 septembre, deux projets de reprise de la compagnie aérienne Aigle Azur : une "offre combinée" d'Air France et du groupe Dubreuil et celle, concurrente, d'un "transporteur étranger"Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, l'a annoncé dimanche sur CNews. Le secrétaire d'Etat a précisé que les deux groupes français s'étaient associés "au travers d'une filiale qui s'appelle French bee", et que "semble-t-il", ils étaient "capables de faire une proposition commune".

Plus d'un millier d'emplois en jeu

Le tribunal de commerce d'Evry doit examiner lundi matin les offres de reprise d'Aigle Azur, confrontée à une impasse financière. En tout, quatorze offres avaient vu le jour pour la compagnie aérienne qui, avec onze avions, a transporté 1,88 million de passagers en 2018, principalement vers l'Algérie, mais aussi le Liban, le Portugal, la Russie, le Brésil ou le Mali.

Vendredi soir, le comité d'entreprise d'Aigle Azur avait pour sa part rendu un avis consultatif favorable à deux projets de reprise, d'après le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) : celui de Lionel Guérin (ex-PDG de Hop !, filiale du groupe Air France) et celui de l'actionnaire minoritaire d'Aigle Azur, Gérard Houa. Le CE "s'est positionné en faveur des projets de redressement qui poursuivent l'activité Aigle Azur avec son personnel", a assuré Loïc Philippot, le vice-président du SNPL Aigle Azur, non élu au CE. L'entreprise emploie 1 150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.