Airbus : avis de tempête sur l’emploi

Dix jours seulement après la présentation d’un plan relance, Airbus laisse aujourd’hui entendre que la survie de l’entreprise passera par des décisions difficiles.

France 3

La crise se précise pour Airbus avec un choix industriel qui fait polémique : l’avionneur vient de renoncer à un investissement sur le sol français. Depuis trois ans, il travaillait à l’élaboration d’une nouvelle nacelle pour ses A320, cette coque qui enveloppe le moteur sous les ailes. Sa production était prévue à Nantes (Loire-Atlantique) avec au moins 350 emplois à la clé. Le constructeur l’abandonne et préfère se tourner vers un partenaire américain. Une décision dénoncée par les acteurs économiques locaux.

Un mode de transport décrié

Alors que tout le transport aérien est touché par la crise, les compagnies aériennes à bas coûts reviennent en force, avec des prix très attractifs. “Le Paris-Milan est à moins de 10 euros au mois de juillet, le Paris-Lisbonne à 13 euros au mois d’août”, chiffre, Justine Weyl, journaliste France Télévisions, sur le plateau du 19/20. Cette politique commerciale très agressive soulève des questions. Le fait que l’avion est un mode de transport de plus en plus décrié par une large partie de l’opinion, est l’une d’elles.

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Sur le site d'Airbus, à Blagnac (Haute-Garonne). La Convention citoyenne propose des mesures pour accompagner la transition professionnelle des personnes travaillant dans les industries les plus polluantes. (PASCAL PAVANI / AFP)