Aigle Azur : plusieurs repreneurs sont "intéressés", assure le secrétaire d'Etat aux Transports

Les repreneurs potentiels ont jusqu'à lundi midi pour faire parvenir leurs offres.

Un Airbus A318 de la compagnie Aigle Azur décolle de l\'aéroport de Lille-Lesquin (Nord), le 10 avril 2015. 
Un Airbus A318 de la compagnie Aigle Azur décolle de l'aéroport de Lille-Lesquin (Nord), le 10 avril 2015.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Vers une sortie de crise ? Plusieurs repreneurs d'Aigle Azur "se sont montrés intéressés", assure le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lundi 9 septembre, dans Le Parisien. Il précise que "13 000 passagers" restent en difficulté après l'arrêt des vols de la compagnie aérienne vendredi soir.

"Le marché d'Aigle Azur est solide, indique l'ancien pilote dans le quotidien. Il lui faut donc un repreneur sérieux, capable d'offrir des garanties sur un maximum d'emplois. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs se sont montrés intéressés." Parmi eux : Lionel Guérin, l'ex-PDG de Hop!, Air France, le groupe Dubreuil via Air Caraïbes ou encore EasyJet, détaille-t-il. Les repreneurs potentiels ont jusqu'à lundi midi pour faire parvenir leurs offres.

Redressement judiciaire 

Le secrétaire d'Etat revient également sur la situation des clients de la compagnie qui se sont retrouvés bloqués après l'annonce soudaine en milieu de semaine de l'arrêt des vols vendredi soir. "Sur les 19 000 passagers qui se sont retrouvés en difficulté au plus fort de la crise cette semaine, il en reste encore 13 000", dit-il. 

De nombreuses compagnies ont proposé des solutions alternatives d'entraide pour aider au rapatriement des passagers bloqués à l'étranger, notamment en Algérie, qui représente aujourd'hui plus de la moitié de l'activité d'Aigle Azur. "Le plus dur de la crise sera terminé avant la fin de cette semaine. Au moins la moitié des passagers auront alors été rapatriés", assure Jean-Baptiste Djebbari.

En difficulté depuis plusieurs mois, la compagnie française a été placée en redressement judiciaire et ses dettes, d'un montant "de plusieurs millions d'euros", ont été gelées "en amont, sous ce que l'on appelle un scellé fiscal", rappelle le secrétaire d'Etat aux Transports.