Les 67 plus fortunés sont aussi riches que la moitié la plus pauvre du globe

L'ONG Oxfam dénonce l'aggravation des inégalités et appelle le FMI et la BM à agir face à ce danger.

Oxfam appelle, mercredi 9 avril, le Fonds monétaire international à admettre que les stratégies d\'évitement fiscal des multinationales sont un des \"moteurs\" des inégalités.
Oxfam appelle, mercredi 9 avril, le Fonds monétaire international à admettre que les stratégies d'évitement fiscal des multinationales sont un des "moteurs" des inégalités. (GHISLAIN & MARIE DAVID DE LOSSY / CULTURA CREATIVE)

"Les inégalités extrêmes se sont aggravées." C'est le constat révélé mercredi 9 avril par Oxfam. Pour illustrer son propos, l'ONG a calculé (en anglais) que les 67 personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Oxfam appelle le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington, à agir. "Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ont abondamment parlé des dangers posés par l'explosion des inégalités. Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique", a plaidé Raymond Offenheiser, président d'Oxfam America.

"L'austérité aggrave les inégalités"

Le FMI a récemment publié deux rapports soulignant les méfaits des inégalités sur l'économie. La Banque mondiale s'est, elle, fixée l'objectif de doper les revenus des 40% les plus pauvres partout sur le globe.

Mais, selon Oxfam, ces deux institutions doivent désormais "changer" leurs recommandations et leur politique de prêts à leurs Etats membres, en plaidant pour davantage d'investissements dans la santé et l'éducation. "L'austérité aggrave les inégalités, et le FMI et la Banque mondiale le savent bien", assure Oxfam, qui appelle également le Fonds à admettre que les stratégies d'évitement fiscal des multinationales sont un des "moteurs" des inégalités.