Ryanair : la fin d'un modèle ?

Grève inédite chez Ryanair : le champion du low cost aérien pourrait annuler plus de 600 vols. Une grande partie des salariés européens va cesser le travail pendant 48 heures. Ils réclament une hausse des salaires. Est-ce la fin du modèle de l'ultra low cost ?

Des avions cloués au sol, c'est la hantise de Ryanair qui fait face cette semaine à une succession inédite de grèves : celles des pilotes irlandais ce mardi 24 juillet, pour la troisième fois en quinze jours. Un mouvement soutenu par ce syndicat de pilotes français : "Les trois quarts sont en auto-entrepreneur, atteste Karine Gely, du syndicat SNPL national. Ce sont des pilotes qui sont en insécurité permanente, qui ne savent pas si le lendemain ils vont travailler, ni où ils vont travailler. Car bien souvent, ils vont être basés dans un aéroport, mais le lendemain, seront envoyés travailler à partir d'une autre base européenne, où ils devront s'acheminer tout seuls", explique-t-elle. 

Son bénéfice a chuté de 22% au printemps dernier

Demain, ce sera au tour des hôtesses et stewards, avec pour la première fois une mobilisation européenne. Espagne, Portugal, Italie et Belgique, au total, 300 vols annulés par jour. Un malaise social qui fragilise la compagnie, qui subit déjà une hausse du kérosène : +118 millions d'euros au premier trimestre. Conséquence : des résultats financiers mitigés. Son bénéfice a chuté de 22% au printemps dernier à 309 millions d'euros. La compagnie irlandaise reste cependant aujourd'hui la plus rentable d'Europe.

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Les salariés de Ryanair multiplient les mouvements sociaux.
Les salariés de Ryanair multiplient les mouvements sociaux. (STR / EPA)