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Météo : quand ils prédisaient un été pourri…

Le soleil est au rendez-vous depuis plusieurs semaines, contrairement aux prévisions de certains qui avaient émergé fin mai.

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France Télévisions
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Sur la plage de Nice (Alpes-Maritimes), le 19 juillet 2013. (VALERY HACHE / AFP)

Il fait (très) chaud, le soleil brille. Vous recherchez désespérément de l'ombre et chaque geste est une épreuve. Bref, c'est l'été, en ce vendredi 19 juillet. Et vous le savourez après un printemps digne d'un looooong week-end de la Toussaint. Vous le savourez d'autant plus que fin mai, Météo Consult avait publié des prévisions déprimantes : un été "frais et humide", voire carrément "pourri". Une annonce reprise par Le FigaroLe Parisien ou encore 20 Minutes.

Pourtant, le soleil est bel et bien au rendez-vous. Et la France devrait connaître un bref épisode caniculaire la semaine prochaine. Dès dimanche, le mercure dépassera ainsi les 31°C à Paris, 32°C à Strasbourg, Rennes et Lyon, ou encore 33°C à Nantes et Toulouse. Une situation qui devrait perdurer au moins jusqu'au mercredi suivant.

"Je ne change rien à mes prévisions"

Laurent Cabrol, météorologue à Europe 1, faisait partie des pessimistes. Et il est toujours sur ses gardes. Dans un billet publié jeudi sur le site participatif du Nouvel Obs, il écrit que "nous avons un mois de juillet exceptionnel" et ajoute que l'"on est dans un schéma où la météo est un peu folle".

La chaleur qui règne depuis plusieurs semaines et qui va perdurer ne le fait pas dévier. "Je ne change rien à mes prévisions", insiste-t-il auprès du quotidien belge Le Soir. Car "tout va se jouer maintenant (…). Si la deuxième quinzaine de juillet est belle : je me plante. Si le mois d'août est beau : je me plante", déclare-t-il. 

"Ces prévisions n'ont rien de scientifique"

Comment Météo Consult a-t-il procédé ? "En sélectionnant les printemps les plus maussades sur une très longue période, on s'aperçoit que l'été ne bascule que rarement dans la chaleur (dans moins de 10% des cas), mais plus souvent dans les 'frais et humide' (70% des cas)", avait expliqué à francetv info Eric Mas, directeur technique de Météo Consult.

Même procédé pour Laurent Cabrol, qui s'enorgueillit de prendre des risques : "Ceux qui ne se plantent pas sont ceux qui ne se prononcent pas ! Vous n'avez qu'à prendre mes confrères, il n'y en a pas un qui se prononce (…). Personne ne prend le risque de faire des prévisions à trois mois."

Reste que "ces prévisions n'ont rien de scientifique, explique une prévisionniste de Météo France à francetv info. La corrélation entre printemps pourri et été pourri n'existe pas." Elle explique : "Tous les outils informatiques dont nous disposons ne permettent pas de faire des prévisions sur trois mois. En revanche, ce que l'on peut faire sur une telle période, c'est dégager des tendances saisonnières. Mais elles sont assez générales et portent sur de grandes aires géographiques comme l'Europe de l'Est ou de l'Ouest, etc." L'ingénieure évoque également les difficultés qui existent à des échelles de temps plus courtes : "Quand tout se passe bien, on peut faire des prévisions sur huit ou dix jours. Mais il arrive souvent d'avoir de grandes incertitudes et de ne pouvoir faire des prévisions que sur quatre ou cinq jours."

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