Apprécié par certains, détesté par beaucoup d'autres, le cahier de vacances a encore la cote : "Au début c’est un peu compliqué mais après, j’arrive à comprendre"

Ces livrets destinés à préparer les enfants pour la rentrée sont un indémodable qui se réinvente depuis des décennies. Que les parents d'enfants qui le détestent se rassurent : ils sont cependant loin d'être indispensables.

Article rédigé par
Philippine Oisel - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Deux petits garçons remplissent leurs cahiers de vacances au bord d'une piscine. (TILL JACKET / PHOTONONSTOP via AFP)

Les samedi 24 et dimanche 25 juillet marquent un nouveau week-end de départ en vacances. Parmi les indispensables que de nombreuses familles ont placé dans leur valise pour les enfants, on trouve bien sûr les jouets de plage mais aussi les cahiers de vacances. Ces livrets destinés à préparer les écoliers à leur entrée dans le niveau supérieur sont un indémodable qui se réinvente depuis des décennies. franceinfo s'est rendu sur la plage de Saint-Malo en Bretagne où les enfants se baignent, jouent au cerf-volant et remplissent aussi leur fameux cahier.

Présenter l'exercice comme un jeu

C’est une matinée studieuse pour Valentine, cinq ans et demi. Autour d’elle, se trouvent plusieurs cahiers de vacances car la petite fille les adore. Elle les remplit avec l’aide de sa grand-mère, Annie. Pour le moment, la fillette planche sur un exercice destiné à la préparer à la lecture et l’écriture avant son entrée en CP en septembre. "Au début c’est un peu compliqué mais après, j’arrive à comprendre", assure-t-elle fièrement. Sa grand-mère l’aide toujours avec plaisir mais ne l’oblige à rien. "Je lui demande toujours si elle en a envie, affirme Annie. On fait ça pratiquement chaque jour mais pas forcément à la même heure. J’essaye de lui présenter tout cela comme des jeux plutôt que comme des exercices."

C’est d’ailleurs leur aspect ludique qui fait le succès de ces cahiers de vacances. Ceux que publient les éditions Nathan se vendent très bien, à près de quatre millions d’exemplaires chaque année. "Un cahier sur deux est acheté pour un enfant en école primaire, précise Carole Estrangue, directrice éditoriale de la maison d’édition. L’idée est de passer 15 à 30 minutes sur un sujet intéressant avec à la fois des exercices et des jeux qui sont une manière de réviser."

Le cahier de vacances, loin d'être indispensable

Raphaël, 14 ans, a abandonné les cahiers de vacances depuis deux ans. "Je n’aime pas trop l’école et je n'ai pas envie de me rajouter des devoirs alors que je n’en ai pas", confie-t-il. Une année, les cahiers de vacances de Raphaël sont même restés totalement vides. "Ils sont repartis neufs, ils ont seulement fait le voyage entre notre domicile et notre lieu de vacances donc en revenant, on les a revendus", se souvient Nathalie, la mère de Raphaël.

Les cahiers de vacances sont en tout cas loin d’être indispensables pour Guislaine David, porte-parole du SNUipp, le syndicat des instituteurs et professeurs des écoles. "Le principe des vacances c’est de pouvoir se reposer, pouvoir faire des activités qui ne sont pas scolaires, explique-t-elle, Quand on joue, on apprend. Certains enfants aiment faire du coloriage et c’est très bien qu’ils en fassent, c’est un temps calme. Il existe aussi des revues jeunesse très bien faites avec des histoires à lire et des questions sur l'intrigue ou des énigmes à résoudre, c’est une bonne activité également." Guislaine David tient d'ailleurs à rassurer les parents : non, les enfants n’oublieront pas tout ce qu’ils ont appris cette année. Le mois de septembre servira à réactiver les connaissances acquises précédemment.

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