La fréquentation touristique est en hausse pour l'été 2018

Selon l'Insee, la plus forte progression a eu lieu au mois d'août et dans le secteur des hôtels de luxe.

La plage de la Grande-Motte, en région Occitanie, le 1er août 2018.
La plage de la Grande-Motte, en région Occitanie, le 1er août 2018. (PASCAL GUYOT / AFP)

De juillet à septembre 2018, la fréquentation touristique dans les hôtels, campings et autres hébergements collectifs touristiques en France métropolitaine a augmenté de 1,1% par rapport à l'année dernière, indique l'Insee vendredi 9 novembre. Une hausse particulièrement sensible dans les hôtels 4 et 5 étoiles pour les touristes étrangers. Cette augmentation de la fréquentation est portée par un mois d'août ensoleillé après un mois de juillet moins favorable et marqué par la Coupe du monde.

Une hausse continue depuis 2017

Cette hausse de 1,1% de nuitées au troisième trimestre succède à une autre au printemps qui avait connu une embellie avec +1,7% de nuitées au deuxième trimestre, après déjà un "net dynamisme" en 2017. "La croissance est globalement tirée par la clientèle ne résidant pas en France (+4,6%)", note l'Insee, alors que la fréquentation des résidents s'est tassée (−0,5%).

La hausse est particulièrement forte dans les hôtels haut de gamme pour les touristes étrangers, +6,6% dans les 4 ou 5 étoiles, alors qu'elle est en baisse pour les visiteurs français (−1,2%). La fréquentation hôtelière progresse fortement en Île-de-France (+7,1%), davantage que dans les massifs de haute montagne (+1,9%) et sur le littoral (+1,4%), relève également l'Institut national de la statistique.

Du monde dans les campings

La fréquentation dans les campings continue de progresser (+1,1% sur un an), surtout grâce à la clientèle non résidente (+3,5%). Là-aussi, ce sont les campings 4 et 5 étoiles, avec des emplacements équipés qui connaissent le plus grand engouement. Les campings du littoral (+2,4%) "bénéficient notamment de conditions météorologiques très favorables au troisième trimestre", selon l'Insee.

"La fréquentation a légèrement fléchi au mois de juillet par rapport à l’année précédente, du fait de l’absence de 'pont' pour le 14 juillet, de vacances scolaires tardives et peut-être d’un effet de la Coupe du monde de football, qui auraient provoqué un décalage des départs en vacances. En revanche, les conditions météorologiques particulièrement favorables ont permis d’atteindre des niveaux de fréquentation touristique très élevés en août et en septembre, dépassant ceux d'une année 2017 déjà record", note également cette étude.