Les ourses relâchées dans les Pyrénées ne sont peut-être pas enceintes, selon l'office nationale de la faune sauvage

L'ONCFS prend ainsi ses distances avec l'Agence forestière slovène qui avait affirmé que les deux ourses devaient donner naissance à des petits dès l'an prochain.

L\'ourse slovène relachée, jeudi 4 octobre.
L'ourse slovène relachée, jeudi 4 octobre. (Office national de la chasse et de la faune sauvage)

La prudence est de mise. Il est "impossible d'affirmer dès maintenant de manière certaine que les ourses Claverina et Sorita", relâchées dans le Béarn pour tenter de sauver l'espèce en France, attendent ou non des petits, a affirmé l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), lundi 8 octobre. L'ONCFS prend ainsi ses distances avec l'Agence forestière slovène qui, la semaine dernière, avait estimé "très probable" que les deux ourses donnent naissance "à des petits dès l'an prochain".

"La période de capture envisagée pour le lâcher des ourses Claverina et Sorita était compatible avec la capture de femelles gravides", c'est-à-dire en état de gestation, explique l'ONCFS dans un communiqué. Pour autant, le mode de gestation chez les ours bruns, avec une nidation retardée, "ne permet pas d'espérer visualiser les embryons, et rend délicat les dosages hormonaux", précise l'ONCFS.

L'agence forestière slovène met en avant ses examens

Concrètement, quelques jours après la fécondation de l'ourse, se produit un blocage du phénomène de segmentation de l'oeuf qui ne reprend que vers novembre après l'entrée en hibernation de l'animal. "Les autorités slovènes n'ont pratiqué aucun test sanguin ou urinaire durant l'une et l'autre captures" des ourses relâchées ensuite en France, assure encore l'ONCFS.

Dans une réaction à la mise au point de l'ONCFS, l'Agence forestière slovène a réaffirmé considérer que les ourses étaient "selon toute probabilité" gravides. Les ourses ont fait l'objet chacune d'un "examen vétérinaire détaillé de la part d'experts des deux parties -- slovène et française", souligne cette agence. Au terme de ces examens, qui ont duré "environ deux heures chacun", "nous sommes arrivés à la même conclusion que les deux ourses avaient selon toute probabilité été inséminées".