Noël : on fait plus d'infarctus le soir du réveillon, en particulier à 22 heures, selon une étude suédoise

Les chercheurs ont constaté qu'il y avait 37% de cas d'infarctus en plus le 24 décembre par rapport à une journée normale.

C\'est lors du dîner de Noël que le risque d\'infarctus est le plus important. (Photo d\'illustration)
C'est lors du dîner de Noël que le risque d'infarctus est le plus important. (Photo d'illustration) (PHOTOALTO / SIGRID OLSSON / GETTY)

Le stress, les discussions animées, la nourriture à foison, l'alcool, les soirées qui se prolongent… On le sait, les réveillons de Noël peuvent être éprouvants. Et parfois, les conséquences sont graves : selon une étude de chercheurs suédois, publiée le 12 décembre dans le British Medical Journal (et répérée par Le Figaro), le risque d'infarctus augmente de 37% le soir du 24 décembre.

Les chercheurs ont étudié, en Suède et sur une période de quinze ans, la fréquence des infarctus lors de plusieurs fêtes (Noël, le jour de l'An, Pâques) et d'événements comme les JO, le Mondial et l'Euro de football. Leurs résultats montrent que, de tous les jours de fête, le 24 décembre est le plus dangereux. Le risque ne semble en revanche pas augmenter lors des événements sportifs.

Les plus de 75 ans particulièrement touchés

Sur toute la période des fêtes de fin d'année, le risque d'infarctus augmente de 15%, conclut l'étude. Dans le détail, le risque augmente de 37% la veille de Noël, de 29% le 25 décembre et de 21% le 26 décembre. Il est supérieur de 20% à la normale le 1er janvier, mais moins important que la moyenne le 31 décembre.

Les chercheurs ont même observé les heures auxquelles le risque était le plus important le 24 décembre, et ont noté que la hausse des cas débutait à 19 heures, avec un pic à 22 heures.

Enfin, tout le monde n'est pas égal face à ce risque : sans surprise, il concerne particulièrement les personnes de plus de 75 ans et celles qui ont des antécédents de diabète ou de maladies cardiovasculaires.