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Les secrets de la fleur d'oranger, trésor des Alpes-Maritimes

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Les secrets de la fleur d'oranger, trésor des Alpes-Maritimes
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Cette fleur si délicate se récolte à la main. Pour la cuisine comme pour les parfums, elle est un atout unique.

A l'approche de la mi-mai, la récolte de la fleur d'oranger touche à sa fin à Vallauris (Alpes-Maritimes). La tradition remonte à plus de 150 ans. Ici, les fleurs blanches du biragadier sont recueillies à la main avec patience et précision. Renée Pugi, propriétaire d'une orangeraie, chérit ces fleurs d'exception. C'est l'arrière-grand-père de son grand-père qui planta les bigaradiers à la fin du XIXe siècle.

L'urbanisation de la Côte d'Azur a fait chuter la production, mais rien n'empêche les passionnés de perpétrer la culture de la fleur d'oranger. Les soirs de récolte, tous se retrouvent à la coopérative du nérolium. Les fleurs sont pesées au gramme près. Cette année, la production n'est pas très bonne. Mais "au niveau de la qualité, il n'y a pas de problème", jure Renée Pugi à France 2.

10 000 euros le kilo de néroli

Les fleurs sont étalées sur le sol pour la nuit, et au petit matin, elles prennent place dans l'alambic. L'appareil chauffe pour capturer le parfum des fleurs et recueillir un précieux liquide. L'ultime opération consiste à séparer l'eau de fleur d'oranger et l'essence, partie concentrée aussi appelée néroli. Cette dernière servira à la conception des parfums (10 000 euros le kilo !). L'eau, elle, est destinée à la cuisine.

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