"Il est en train de perdre la sensation de ses extrémités" : l'explorateur sud-africain Mike Horn en grande difficulté sur la banquise arctique

Un plan d'urgence pourrait être déclenché pour aller secourir le célèbre explorateur en grande difficulté lors de sa traversée de l'océan Arctique à skis de randonnée. 

L\'explorateur sud-africain Mike Horn, le 19 mai 2019, aux Sables d\'Olonne (Vendée).
L'explorateur sud-africain Mike Horn, le 19 mai 2019, aux Sables d'Olonne (Vendée). (OLIVIER BLANCHET / AFP)

"Son moral est au plus bas. Je ne l'ai jamais vu comme ça, dans un état de fatigue physique extrême, confie au Parisien, vendredi 22 novembre, Annika Horn. Il est en train de perdre la sensation de ses extrémités, c'est inquiétant". Son père, le célèbre aventurier sud-africain Mike Horn, est en grande difficulté près du pôle Nord. "Sa traversée de l'océan Arctique à skis de randonnée, aux côtés de l'explorateur polaire norvégien Børge Ousland, 57 ans, se métamorphose en cauchemar", écrit le quotidien. 

Depuis deux mois et demi, Mike Horn tire durant sept à huit heures par jour son traîneau et fait face à des températures très instables pour la saison, de -2°C à -45°C. Il a même chuté dans l'eau "jusqu'au niveau du bassin" car la glace était trop mince, selon sa fille, qui ajoute : "Ses chaussures ont pris l'eau mais heureusement, celle-ci ne s'est pas infiltrée dans les vêtements". 

En théorie, il a encore 500 km à parcourir

L'aventurier et son coéquipier constatent également les dégâts du réchauffement climatique. "La glace se brise et se déplace beaucoup plus vite qu'auparavant. C'est triste à admettre pour moi, mais de toutes mes années en tant qu'explorateur professionnel, je n'ai jamais été aussi affecté par les changements climatiques", a-t-il écrit à sa fille. 

Mike Horn doit encore parcourir 500 kilomètres pour parvenir à l'archipel de Svalbard, en Norvège, où il doit être récupéré par son voilier, le mois prochain. Mais selon Annika Horn, "les chances d'y parvenir sont minimes". Il ne reste plus que 10 jours de ration à l'équipée. Selon Le Parisien, un plan d'urgence pourrait être déclenché pour ramener les deux aventuriers.